Brèves

En Italie, la nature n'est pas la seule responsable

Brève
26/08/2016

Au moins 260 personnes sont mortes suite au tremblement de terre qui a frappé le centre de l'Italie, selon un bilan malheureusement provisoire car des dizaines de disparus sont ensevelis sous les décombres. Si les secours et la solidarité se sont déployés au plus vite, des voix dénoncent « les larmes de crocodiles » du gouvernement de Matteo Renzi.

Si la date d'une secousse sismique est imprévisible, l'Italie étant à la jonction de plusieurs plaques tectoniques, les tremblements de terre y sont inéluctables. Or, selon une agence officielle, 40 millions de personnes vivent dans une zone à risque avec une majorité des bâtiments incapables de résister à un tremblement de terre, y compris des écoles ou des hôpitaux. A Amatrice, au cœur du séisme, même une école récemment construite s'est effondrée.

La construction d'infrastructures capables de résister à des secousses de magnitude élevée est techniquement maîtrisée. C'est un problème de coût – il faudrait 80 milliards d'euros en 20 ans - et surtout de volonté politique. Mais en Italie comme dans d'autres pays, la rentabilité financière, et pour mieux dire les profits privés, passent avant la protection de la population.

L'Aquila, sept ans après, un chaos édifiant

Brève
26/08/2016

Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a évoqué le « devoir moral » envers les habitants des villages frappés par le séisme et parlé de la reconstruction comme d’une « priorité ». Des paroles semblables avaient déjà été prononcées en 2009 au lendemain du tremblement de terre à l'Aquila, qui avait fait 300 morts. Or dans cette ville, le centre historique n’a été reconstruit qu’à 3% et 40 000 personnes sont toujours relogées dans des habitations précaires. Même un plan concernant les zones les plus à risque n’est pas encore établi à ce jour, dans cette région connue pour son activité sismique. Un précédent qui, derrière l’écran de fumée des discours, en dit long sur le mépris des politiciens qui se succèdent à l'égard de ceux qu'ils prétendent représenter.

États-Unis : Big Brother à Baltimore

Brève
26/08/2016

La population de Baltimore est décidément l'objet de toutes les attentions de la police. Il y a un an, elle apprenait qu'une partie des antennes-relais qui avaient fleuri dans la ville étaient en fait des capteurs de surveillance des échanges téléphoniques, système qui continue depuis, sans aucun contrôle de la population.

Cette semaine elle apprend que, depuis le début de l'année, elle est observée par une noria d'avions porteurs de caméras-espions, technologie paraît-il déjà éprouvée par l'armée au dessus de villes irakiennes comme Falloujah.

Sous couvert de lutter contre la criminalité ou le terrorisme, le monde dit « libre » est en liberté... de plus en plus surveillée.

Chômage et précarité en hausse parmi les jeunes travailleurs

Brève
26/08/2016

L’étude annuelle de l’Organisation internationale du travail sur la situation des travailleurs de 15 à 24 ans indique une aggravation du chômage et de la précarité. Sans même tenir compte des dizaines de millions de jeunes qui échappent à toute statistique, la planète comptera l'an prochain 71 millions de sans-emploi dans cette catégorie d’âge. Parmi ceux disposant d’un emploi, 156 millions vivent avec moins de 3,10 euros par jour. Dans certains pays, cette surexploitation frappe jusqu’au trois quart des jeunes. Cette paupérisation touche aussi ceux des pays développés : en Grèce, en Espagne, en Roumanie et même en Suède, la crise expose désormais un jeune sur cinq au risque de pauvreté.

Pour avoir un autre avenir que ce retour au 19e siècle, la jeunesse, aux côtés des plus anciens, devra renverser ce vieux monde capitaliste à bout de souffle. C'est une priorité, pour ne pas dire une urgence.

Dépakine : Sanofi doit payer !

Brève
25/08/2016

Devant la montée du scandale de la Dépakine, cet anti-épileptique qui a révélé des effets toxiques pour le fœtus quand il était prescrit à des femmes enceintes, le ministère de la Santé vient d'annoncer la mise en place d'un fonds d'indemnisation. Cela n'effacera pas les malformations et troubles neurologiques pour des milliers d'enfants, mais c'est une première victoire pour l'association des victimes. 

Sanofi, fabricant de la Dékapine, refuse de reconnaître ses responsabilités. Pourtant il a continué à produire et à commercialiser ce médicament après que sa nocivité ait été révélée. C'est à Sanofi, et non pas à l’État, de financer entièrement ce fonds.

Arrêtés anti-burkini : une démagogie dangereuse

Brève
25/08/2016

Les images de policiers municipaux venus en nombre verbaliser ou chasser des femmes voilées sur des plages de la Côte d'Azur, ont légitimement choqué. Elles montrent l'hypocrisie et le danger des arrêtés pris par certaines municipalités de droite, soutenues par Valls, interdisant le port du burkini sur leurs plages. Au lieu de réduire l'usage d'une tenue de bain destinée à cacher entièrement le corps des femmes au nom d'une version intégriste de l’islam, ces arrêtés visent à stigmatiser toute une communauté et, pire, ils risquent de renforcer les plus rigoristes.

Cazeneuze, ministre de l'Intérieur, demande aujourd'hui que « ces arrêtés ne conduisent pas à une stigmatisation des Français contre d'autres ». Quelle hypocrisie !

En utilisant le burkini comme épouvantail pour masquer leur impuissance face au terrorisme et faire diversion face à la crise et au chômage, les politiciens, du PS au FN, aggravent des divisions dangereuses pour les travailleurs.

Mélenchon : des objectifs qui ne sont pas ceux des travailleurs

Brève
25/08/2016

Jean-Luc Mélenchon prétend vouloir « fédérer notre peuple autour d’objectifs communs » et dans ce but «  faire de la présidentielle un référendum sur les traités européens».

Vouloir unir le « peuple », c’est confondre les travailleurs qui créent les richesses et le patronat qui les accapare ; les chômeurs, et ceux qui licencient. C’est une façon de mettre les exploités à la traîne de leurs exploiteurs. Faire croire que le sort des travailleurs dépend des traités européens, c'est occulter le rôle des capitalistes bien de chez nous, qui contrôlent l’économie en France.

Pendant que les politiciens de tous bords en campagne désignent les étrangers ou les musulmans comme boucs-émissaires, Mélenchon, lui, désigne Bruxelles ou Angela Merkel. C'est une diversion, qui ne vaut pas mieux.

Hollande et le chômage : de mieux en mieux

Brève
25/08/2016

« Le chômage baisse et nous pouvons considérer que toutes les catégories de chômeurs sont concernées », a martelé Hollande au moment de la publication des chiffres du chômage pour juillet. Répéter un mensonge ne le rend pas vrai pour autant. Selon l'Insee, le nombre de chômeurs n'ayant pas travaillé a en effet baissé. Mais avec les chômeurs ayant travaillé partiellement et ceux qui sont en formation, le chômage s'est au contraire aggravé.

Hollande répète depuis quatre ans que « la courbe du chômage va s'inverser ». Pour trouver un prétexte pour se représenter, il ne lui reste qu'à manipuler les chiffres. Une forfaiture de plus… mais au point où il en est...

Commerce des armes : comment emballer la mort dans un traité

Brève
25/08/2016

En ce moment se tient à Genève une conférence sur le commerce des armes. Depuis 2014, un traité international est censé réguler ce commerce. Ce traité affirme que le commerce des armes est « légal et légitime », mais demande aux États signataires de ne pas vendre d'armes au cas où elles serviraient à commettre des « crimes internationaux ».

La France qui a ratifié ce traité a fait exploser ses ventes d'armes, avec un record de 15 milliards d’euros de commandes en 2015, dont 140 millions avec l'Arabie Saoudite, qui massacre des civils et bombarde des hôpitaux au Yémen. Mais apparemment, aux yeux de Hollande, cela n'est pas un « crime international » !

En bon VRP des Dassault, Airbus, Safran et compagnie, il ne tient ses engagements qu'auprès de ces capitalistes, marchands de mort.

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