Brèves

Alep ou Mossoul, deux visages de la même barbarie

Brève
28/03/2017

Dans les combats qui font rage depuis cinq mois pour chasser Daech de Mossoul, les massacres de civils se multiplient. Dans le quartier Al-Djadida, plusieurs centaines de civils sont morts sous les bombes de l'armée irakienne ou des avions américains et français. La coalition a interdit le quartier bombardé aux journalistes et aux humanitaires. Aurait-elle des choses à cacher ?

Si Daech utilise les civils comme boucliers humains, l'armée irakienne et ses parrains occidentaux n'ont guère plus de considération pour la population qu'ils prétendent libérer. Ces « libérateurs » portent une responsabilité écrasante dans la barbarie qui ravage l'Irak et la Syrie. En rivalité pour imposer leurs intérêts dans cette région, la Russie, les États-Unis, la France et leurs alliés régionaux, ne reculent devant rien.

Il y a six mois, médias et dirigeants occidentaux s'indignaient devant la tragédie d'Alep. Aujourd'hui, face aux massacres à Mossoul, ils se taisent.

Deux poids, deux mesures

Brève
28/03/2017

Le 28 mars, la cour d'appel de Paris va examiner pour la troisième fois la demande de mise en liberté d'Antonin Bernanos, un étudiant de 22 ans incarcéré depuis dix mois dans le cadre de l'enquête sur la voiture de police incendiée à Paris en mai 2016. Aucune preuve n'existe contre lui, si ce n'est qu'un policier prétend l'avoir reconnu. Militant d'extrême gauche, il avait participé aux manifestations contre la loi travail mais il nie avoir participé à l'attaque contre la voiture.

Sa famille et ses avocats dénoncent son maintien en détention. Ils s'étonnent de l'acharnement judiciaire et du prolongement de son enfermement alors que, par exemple, les policiers impliqués dans le viol de Théo à Aulnay sont laissés en liberté.

« Aujourd'hui, ce sont ses idées, ce qu'il représente, qui valent [à Antonin] d'être maintenu en détention », a déclaré sa mère. Il doit être libéré !

Leur Europe et la nôtre

Brève
28/03/2017

Les chefs d'États fêtaient ce week-end l'anniversaire du Traité de Rome, acte fondateur de l'Union européenne. C'est au Vatican, dans la chapelle Sixtine, autour du pape que Merkel, Hollande et les autres ont démarré les commémorations ! Tout un symbole de leur Europe qui tolère que plusieurs États répriment l'avortement ou n'admettent toujours pas le divorce.

Cette Europe, dominée par la France et l'Allemagne, a été conçue pour faciliter la circulation des marchandises et des capitaux, pas pour aligner vers le haut les droits des travailleurs ni ceux des femmes. Ils la présentent comme un rempart contre la guerre mais elle est aujourd'hui gangrenée par le chômage, les bas salaires qui alimentent les démagogues xénophobes.... et une guerre en Ukraine

Non à cette union européenne des capitalistes, vive les États-Unis socialistes d'Europe.

Vive les travailleurs de Guyane !

Brève
27/03/2017

En Guyane, comme aux Antilles en 2009, des milliers de femmes et d'hommes se mobilisent contre le chômage et la vie chère. Ils ont conscience que seule l'action collective peut faire bouger les choses. Et l'appel à la grève générale devrait encore élargir et renforcer le mouvement.

Plus ils seront nombreux face à l'État, aux possédants et aux notables locaux qui chercheront à leur mettre des bâtons dans les roues, plus ils pourront faire entendre leurs exigences. C'est la seule méthode qui permette à ceux d'en bas d'avancer et de changer leur sort.

Chômage et précarité

Brève
27/03/2017

Les derniers chiffres du chômage font état d'une micro-baisse pour la catégorie A (les chômeurs complets) de 3 500 en moins sur 3,5 millions. En revanche, pour les autres catégories de chômeurs partiels, ça grimpe, signe que la précarité augmente.

En réalité, le chômage est toujours bien là et les patrons embauchent surtout pour des temps partiels, des petits boulots, de l'intérim. Il est plus que jamais temps d'interdire les licenciements et d'imposer le partage du travail entre tous.

François Hollande, l’ami de la finance

Brève
27/03/2017

Les 39 plus grandes fortunes du pays, parmi lesquelles les Arnault, Bettencourt, Dassault, Pinault, Drahi, etc., accaparent ensemble 245 milliards d'euros venant des richesses produites par leurs salariés mais aussi de l'argent public.

Le quinquennat de François Hollande a été une bonne affaire pour les riches. Avec la baisse de l'impôt sur les sociétés, la fin du financement de la branche famille de la protection sociale, le CICE, le plan de stabilisation et une fiscalité très douce pour les plus fortunés, ils ont fait grossir leur magot au détriment de toute la population.

Cette concentration de la richesse par une minorité de possédants réduit d'autant l'argent disponible pour l'éducation, la santé, les transports ou le logement.

Question pour un champion

Brève
27/03/2017

Dans une déclaration, Macron a dit à propos de la Guyane qu'il réprouvait, tout comme Le Pen, le blocage de l'île !

Qu'il soit nul en géographie n'est pas le plus grave. Le plus important, de la part de cet ex-banquier et ex-ministre, c'est qu'il va continuer à s'en prendre au monde du travail.

On en croque aux caïmans

Brève
27/03/2017

L'ONG Oxfam dénonce dans un rapport les pratiques frauduleuses des banques européennes qui se servent pour cela des paradis fiscaux. 25 % des bénéfices des 20 plus grandes banques européennes, soit 26 milliards d'euros, passent ainsi à l'as, étant très peu déclarés. Ainsi, la BNP Paribas a réalisé 134 millions d'euros de bénéfices aux îles Caïmans.

Ce minuscule archipel des Antilles, avec à peine 50 000 habitants, appartient à la couronne britannique et a l'immense avantage pour ces banques de ne pas imposer les sociétés. C'est pourquoi des milliers de sociétés y sont domiciliées de manière fictive. Et les États laissent faire, car ils sont complices des financiers.

Une banque fraudeuse sur la sellette

Brève
27/03/2017

La banque suisse UBS est accusée d'avoir incité et aidé des milliers de riches Français à frauder le fisc avec la complicité de sa filiale française. Une dizaine de milliards ont ainsi échappé au fisc. La banque sera poursuivie pour démarchage illégal et blanchiment aggravé de fraude fiscale.

Une loi votée sous Hollande pouvait lui permettre d'échapper au procès à condition de payer une amende d'un milliard d'euros. Mais UBS, comme toutes les banques, est habituée à travailler avec l'argent des autres. Elle a refusé de payer cette somme et préféré prendre le risque du procès. S'il a lieu...

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