Macron et la colonisation : indignation sélective et réactions abjectes

Brève
16/02/2017

Macron a évoqué en Algérie le fait que la colonisation par la France y avait été « un crime contre l'humanité » et une « vraie barbarie ». Il avait dit quasiment le contraire quelques mois auparavant, expliquant en substance que cette colonisation française avait été un facteur de progrès et d’enrichissement. On ne l’entend pas en revanche dénoncer la politique actuelle de l’impérialisme français et de son armée en Afrique.

Cela a suffi pour réveiller les nostalgiques de l’Algérie française et les réactionnaires de tous poils. Fillon a jugé ces propos « indignes » d’un candidat à la présidentielle. Un élu LR les a qualifiés de « crachats inacceptables », quand le FN l’accuse de « tirer dans le dos de la France » depuis l’étranger.

Mettre tout un peuple en tutelle pendant plus de 130 ans, considérer sa population comme des sous-citoyens, piller ses richesses, puis y faire une guerre sans merci qui s’est traduite par des centaines de milliers de victimes, tel est le sinistre bilan de ces « civilisateurs » à la mémoire très sélective.