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30/04/2008 - MANIFESTONS NOMBREUX LE PREMIER MAI
LE PREMIER MAI : POUR PROTESTER CONTRE LA POLITIQUE DU GOUVERNEMENT ET DU PATRONAT,
MANIFESTONS NOMBREUX DANS TOUTES LES VILLES.
Au moment où le gouvernement confirme les attaques contre les retraites. Au moment où les prix montent tandis que les salaires, les pensions et les retraites stagnent. Il faut dire non à la régression du pouvoir d’achat des classes populaires et aux attaques sur la santé, les services publics et en particulier l’enseignement où jeunes parents et enseignants sont depuis des semaines nombreux dans la rue.
Seule une offensive générale du monde du travail peut faire reculer le gouvernement et les groupes capitalistes qui imposent leurs diktats à toute la société. C’est cette offensive qu’ils faut préparer.
LUTTE OUVRIERE appelle à participer largement aux manifestations organisées ce premier mai dans toutes les villes.
Arlette LAGUILLER sera présente dans le cortège parisien de LUTTE OUVRIERE qui partira à 14h30 de la Place de la République.
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28/04/2008 - ARLETTE LAGUILLER : SOUTIEN AUX TRAVAILLEURS DE LA REDOUTE EN GREVE.
Soutien aux travailleurs en grève à La Redoute à Wattrelos
Depuis bientôt quatre semaines, les travailleurs de La Redoute sont mobilisés. Ils font grève ou débrayent et manifestent pour protester contre les bas salaires qui leur sont imposés.
La direction de cette entreprise, qui appartient au groupe de Monsieur Pinault, richissime homme d’affaires, classé dans les toutes premières fortunes de France, se moque des revendications des travailleurs qui ont fait et font encore la fortune de ce capitaliste.
Voilà maintenant que cette direction traîne devant les tribunaux 28 travailleurs qui ont le seul tort d’avoir été présents sur des piquets de grève. Elle espère ainsi impressionner tous ceux qui s’opposent à sa politique de bas salaires.
Arlette Laguiller, porte-parole de Lutte Ouvrière, assure ces travailleurs de son soutien le plus total. Elle souhaite que leur mobilisation contraigne la direction de La Redoute à satisfaire leurs revendications plus que légitimes.
Le 28 avril 2008
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25/04/2008 - Beaucoup de mots pour rien
Au delà de l’autosatisfaction qu’il a affichée en affirmant que le taux de chômage n’avait jamais été aussi bas, que l’augmentation des prix était entre autre due à l’arrivée de l’euro, Sarkozy s’est livré jeudi soir à un numéro d’équilibriste, dénonçant un capitalisme financier qui d’après ses propres paroles marche sur la tête, tout en déclarant que le capitalisme est le meilleur système possible.
Une fois de plus il nous a ressorti son « travailler plus pour gagner plus », alors que se multiplient les fermetures d’entreprises, les licenciements, le refus du patronat d’augmenter les salaires.
Mais outre le maintien de toutes les mesures déjà prévues, la seule innovation annoncée est celle du recentrage de la prime sur l’emploi. C’est-à-dire qu’il s’apprête à recentrer, ce qui veut sans doute dire à supprimer, cette prime qui était destinée aux travailleurs les moins payés, pour leur faire accepter des salaires insuffisants pour vivre.
A aucun moment il n’ a envisagé de demander le moindre effort financier aux plus riches. Et ce n’est pas étonnant de la part de l’ami de Bolloré, de Lagardère, de Pinault et de toutes les grandes fortunes.
ARLETTE LAGUILLER
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21/04/2008 - Soutien a la lutte des travailleurs sans papiers
ARLETTE LAGUILLER , porte parole de LUTTE OUVRIERE a affirmé à l’Humanité son total soutien à la lutte des travailleurs sans papiers :
« Je suis évidemment pleinement solidaire de la lutte des sans-papiers et je crois que les travailleurs, quels que soient leur nationalité et leur statut légal, doivent l’être.
J’exige qu’on leur accorde immédiatement les papiers qui leur permettent de vivre sans être pourchassés dans ce pays où ils travaillent déjà depuis des mois ou des années, en payant d’ailleurs cotisations sociales et impôts. »
Arlette LAGUILLER
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16/03/2008 - Communiqué de Lutte Ouvrière, le 16 mars 2008
Les résultats du deuxième tour des élections municipales ont confirmé, et au-delà, ceux du premier tour. La gauche progresse au détriment de la droite et reprend un grand nombre de villes. Lutte Ouvrière s’en réjouit car ces résultats constituent un revers pour le gouvernement et sa politique.
En menant, au nom de prétendues réformes, une politique contraire aux intérêts de la majorité de la population et au service d’une petite minorité de riches, le gouvernement a non seulement accentué l’hostilité de ceux qui étaient opposés à Sarkozy, mais il a déçu une partie de ceux-là même qui avaient voté pour lui.
Il était nécessaire et salutaire d’asséner ce désaveu au gouvernement et à sa politique.
Cette poussée électorale en faveur de la gauche, même si elle entraîne des conséquences dans la gestion des municipalités qui ont changé de majorité, ne pourra cependant changer le sort des classes populaires que si elle se traduit sur le plan social.
Ce que l’on peut souhaiter, c’est que la poussée électorale contre la droite annonce des luttes sociales à même de faire vraiment reculer le gouvernement et le grand patronat, à même de faire ravaler à Fillon sa prétention de continuer une politique catastrophique pour les salariés, les chômeurs, les retraités.
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12/03/2008 - Perpignan et Marseille 1 : LO retire ses candidats des listes d'union qui s'allient au MODEM
LUTTE OUVRIERE qui participait au premier tour à la liste d’union conduite par le PS à Perpignan, et à celle conduite par le PS à Marseille 1er secteur, annonce que ses candidats se sont retirés de ces listes à la suite de l’alliance de celles-ci avec le MODEM, confirmant ainsi, comme elle l’avait annoncé lundi matin 10 mars, qu’elle ne serait pas partie prenante de ce type d’alliance.
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10/03/2008 - Au lendemain des élections municipales
Lutte Ouvrière était présente au premier tour des élections municipales, sur 186 listes dans 166 villes. Elle a participé à 69 listes unitaires, au côté d’autres partis de gauche, et présenté 117 listes Lutte Ouvrière.
Nous avons présenté 58 listes de plus qu’en 2001. Le nombre total d’électeurs des municipalités concernées a cependant été de 6 680 000, c’est-à-dire 15 % de l’électorat. Seule une minorité de l’électorat a pu donc s’exprimer sur des listes où figuraient des candidats de Lutte Ouvrière.
Trente-six candidats de Lutte Ouvrière ont été élus dès le premier tour. Vingt et un l’ont été sur des listes unitaires, avec le Parti Communiste et/ou le Parti Socialiste, quinze sur des listes Lutte Ouvrière. Dans les municipalités où des listes unitaires n’ont pas pu se constituer, nos résultats confirment le maintien de notre électorat, un électorat populaire d’extrême gauche. Mais ils montrent également qu’une partie de nos électeurs a cru plus utile d’exprimer sa désapprobation de la politique de Sarkozy en votant pour les listes de gauche.
Au deuxième tour, là où reste en présence une liste de gauche avec des candidats de Lutte Ouvrière, nous appelons, bien sûr, nos électeurs à confirmer leur vote du premier tour en votant au second pour cette liste.
Pour le reste, nous ne donnons pas de consigne de vote générale tant les situations politiques locales sont différentes, en particulier en raison de l’existence ou pas d’une alliance du Parti Socialiste avec le Modem, voire avec des candidats plus à droite encore. Il est saugrenu d’appeler à battre la droite là où, par le biais du Modem ou autrement, la droite est représentée sur des listes du Parti Socialiste.
Nos électeurs auront à choisir en toute conscience en fonction de la situation locale. Ils ne voteront certainement pas pour la droite.
Quel que soit cependant leur choix au deuxième tour, nous leur donnons rendez-vous dans les luttes sociales qui ne manqueront pas de survenir tant les travailleurs seront amenés à lutter s’ils veulent stopper les attaques anti-ouvrières du grand patronat et de ses serviteurs politiques au gouvernement.
Lutte Ouvrière
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09/03/2008 - Sur les élections municipales
Le recul de l’abstention par rapport aux élections municipales de 2001 et la progression des voix de gauche dans nombre de villes ouvrières montrent que l’électorat populaire s’est saisi de ces élections pour marquer son hostilité au pouvoir de droite et à sa politique.
Les partis de droite ont cependant réussi à limiter le recul électoral car ils disposent d’une base électorale importante dans la bourgeoisie moyenne et petite qui, au-delà de la personnalité de Sarkozy, approuve les mesures anti-ouvrières de son gouvernement. Par ailleurs, toute une partie du monde du travail, les travailleurs immigrés, est écartée du droit de vote.
Dès le soir des élections, Fillon a annoncé que le gouvernement continuera ses prétendues réformes qui sont toutes des mesures destinées à rendre les riches encore plus riches au détriment des conditions d’existence des classes populaires.
Il y aura inévitablement des luttes sociales radicales car le monde du travail ne pourra pas attendre l’échéance de 2012, la prochaine élection présidentielle, alors que les hausses de prix démolissent le pouvoir d’achat même de ceux qui ont du travail et que continuent les fermetures d’usines et les licenciements collectifs. Ces derniers ne peuvent pas être masqués par les statistiques mensongères sur les chiffres du chômage, car la création d’emplois précaires et à temps partiel dans les services ne peut pas compenser la suppression d’emplois en CDI dans les grandes entreprises industrielles.
Lutte Ouvrière a présenté des candidats sur 186 listes dans 166 villes. Elle a participé à 69 listes unitaires, au côté d’autres partis de gauche, et présenté 117 listes Lutte Ouvrière.
Au premier tour, nous avons obtenu le même nombre d’élus qu’au premier tour en 2001, autant sur des listes unitaires que sur des listes Lutte Ouvrière. Après le deuxième tour, le nombre total d’élus Lutte Ouvrière devra donc dépasser celui de 2001.
Lutte Ouvrière
le 9 mars, 23h30
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15/02/2008 - Sinistres calculs
Sarkozy veut faire des enfants de CM1 les gardiens de la mémoire des petits juifs français victimes du génocide commis par les nazis pendant la deuxième guerre mondiale. Le bien-fondé d’une telle décision en fonction des répercussions psychologiques que cela peut entraîner chez des enfants de dix ou onze ans, on peut en discuter. Mais si on juge que ce n’est pas un problème, pourquoi se limiter à ce massacre ignoble. Celui des petits tziganes l’était-il moins ? Les enfants vietnamiens ou algériens bombardés ou napalmisés au cours des guerres coloniales, tous les enfants assassinés par l’impérialisme français, mériteraient-ils moins qu’on entretienne leur souvenir ?
En réalité si Sarkozy montre un intérêt pour les enfants juifs victimes de la barbarie nazie, c’est qu’il en escompte un bénéfice électoral ! Et c’est répugnant.
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08/02/2008 - Plan Banlieue : Grands mots et petites mesures
Dans la présentation élyséenne du "plan banlieue", on a évidemment eu droit
aux belles formules : "enjeu de civilisation", "réinventer la ville","démocratie irréprochable" dont les principes seront "gravés dans le préambule de notre constitution", des grandes phrases qui ne coûtent rien, mais qui permettent aux courtisans de Sarkozy d'admirer sa "hauteur de vue".
Côté pratique, c'est nettement plus chiche. Le gouvernement doit "réfléchir à une meilleure répartition des dotations de l'Etat aux collectivités locales" ; expérimenter un "contrat d'autonomie" pour "suivre" 45 000 jeunes chômeurs, mais sans s'engager à créer des emplois ; "généraliser des écoles de la deuxième chance" alors qu'il diminue constamment les moyens de ce qui devrait être des écoles de la "première chance" ; envisager de créer 4 000 places dans des "internats de réussite éducative" pour les jeunes en difficulté à cause de leurs conditions de logement, mais sans faire une seule proposition pour mettre des logements décents à la disposition des millions de mal-logés, en dehors du sempiternel discours sur "l'accession sociale à la propriété", que les chômeurs, les précaires, tous ceux qui ne gagnent même pas le Smic, ou qui le dépassent à peine apprécieront à sa juste valeur.
Quant à la promesse de "mettre fin à la loi des bandes", d'engager "une guerre sans merci" contre "les trafics et les trafiquants", venant de quelqu'un qui dirigea le ministère de l'intérieur à partir de 2002, ce n'est rien d'autre que l'habituel discours sécuritaire que l'on nous ressort à la veille de chaque échéance électorale.
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01/02/2008 - Le traite europeen doit être soumis à referendum
Samedi 2 février, à partir de 14 h30, Halle Carpentier Paris 13ème,
divers partis, organisations et associations appellent à un rassemblement pour protester contre la décision du gouvernement de faire passer par la simple voie parlementaire, un projet de traité européen qui, soumis à un referendum en 2005 a été refusé par une majorité d’électeurs.
Lutte ouvrière s’est associée à tous ceux qui tentent d’obtenir le minimum de démocratie qui voudrait que les électeurs se prononcent à nouveau sur ce nouveau traité, frère jumeau du projet repoussé.
Arlette LAGUILLER prendra la parole lors de ce rassemblement.
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28/01/2008 - Information
Il y a douze ans, des camarades en désaccord avec certains choix politiques et organisationnels de la direction de Lutte Ouvrière avaient demandé à s'organiser en fraction au sein de notre organisation. Après une large discussion à laquelle avaient pu prendre part tous les militants de Lutte Ouvrière, cette demande avait été acceptée et un protocole d'accord fixant les relations entre Lutte Ouvrière et sa minorité avait été adopté.
A l'occasion de la préparation des élections municipales, il est apparu que la minorité faisait une lecture de ce protocole d'accord tout à fait différente de celle de la majorité, ce qui le remet évidemment en cause. En conséquence, son application est suspendue jusqu'à ce que les militants de Lutte Ouvrière se soient prononcés, dans les formes statutaires, sur les futures relations entre la majorité et la fraction minoritaire.
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23/01/2008 - LE 24 JANVIER,MANIFESTONS POUR LES SALAIRES ET POUR L'EMPLOI.
De nombreuses organisations syndicales appellent à manifester le 24 janvier contre la politique du gouvernement Sarkozy, en particulier pour les salaires et l’emploi des travailleurs du secteur public.
LUTTE OUVRIERE appelle tous ses militants et sympathisants à se joindre à cette manifestation à laquelle sera présente Arlette LAGUILLER
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17/01/2008 - NON A L'EUROPE DE L'EMPRISONNEMENT ET AUX EXPULSIONS
Les gouvernements des Etats européens déclarent souvent se mobiliser contre la misère dans le monde. Mais dans les faits, ils hérissent de barbelés et de miradors les frontières des 24 pays de l’espace Schengen et ils multiplient les ouvertures de camps, appelés Centres de rétentions administratifs, pour refouler les étrangers fuyant cette misère.
Pour s’opposer à cette Europe de l’emprisonnement des sans-papiers, pour dénoncer les expulsions, des manifestations sont organisées dans diverses villes ce Samedi 19 janvier 2008, auxquelles Lutte Ouvrière appelle à participer largement.
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08/01/2008 - RIEN QUE LA VOLONTE DE MYSTIFIER LES CLASSES POPULAIRES
Sarkozy nous a refait le numéro qu’il nous ressert à chacune de ses prestations télévisées. Passons sur le ridicule, qui consiste à se présenter comme l’homme qui incarnerait une ère nouvelle de la civilisation à l’image de celle ouverte par la déclaration des droits de l’homme.
Mais derrière la grandiloquence du propos, il n’a fait que répéter ce que disaient ses prédécesseurs qui, eux non plus, ne mâchaient pas leurs mots pour condamner «les dérives» du capitalisme financier ou l’immoralité des fonds spéculatifs.
Qui croira un instant que la menace agitée par Sarkozy de faire intervenir la Caisse des Dépôts peut freiner les activités des spéculateurs ? Faut-il rappeler que cette même Caisse des Dépôts a participé aux rachats des actions EADS de Lagardère et de quelques autres dirigeants d’Airbus, avant que le cours de ces actions dégringole. Comme exemple d’arme contre les spéculateurs, il y a mieux !
Et il ne suffit pas non plus, comme l’a fait Sarkozy, d’évoquer, la larme à l’œil, un système hospitalier français «en déshérence» pour nous convaincre qu’il se préoccupe de la santé des Français, en particulier des plus pauvres. Surtout au moment où de nouvelles «franchises médicales» entrent en application.
Avec quel cynisme Sarkozy ose-t-il déclarer que les salariés gagneront plus s’ils travaillent plus, que leur pouvoir d’achat reste intact ? Comment peut-il s’imaginer les persuader que des stock-options leur permettraient de partager la même situation que celle de leur patron ?
Il n’y a rien de neuf dans les annonces de Sarkozy. Il n’y a que la volonté réaffichée de servir les plus riches et de mystifier les classes populaires.
Arlette Laguiller
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05/12/2007 - Contre le chômage, manifestation samedi 8 décembre 2007 à Paris
Les organisations de chômeurs, soutenues par les syndicats et les partis de gauche, manifesteront samedi 8 décembre à Paris, place de la République à 14 heures, contre le chômage et la précarité. Ils dénonceront aussi le fait que plus de la moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés.
Lutte Ouvrière s'associe à cet appel.
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03/12/2007 - Après le congrès de Lutte Ouvrière
En présence de plusieurs centaines de délégués et de militants, ainsi que d’une douzaine de délégations de Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne, Italie, Belgique, Turquie, États-Unis, Côte-d’Ivoire, Haïti, le congrès de Lutte Ouvrière, réuni les 1er et 2 décembre 2007, a approuvé à la quasi-unanimité les orientations de la majorité sortante sur différentes questions politiques, sur la situation économique, sur la situation internationale, et sur nos activités pour l’année.
Quant à la situation intérieure, le congrès a réaffirmé nos conceptions sur le parti que nous construisons pour représenter les intérêts politiques du monde du travail.
Par rapport à l’échéance la plus proche, les élections municipales, nous avons décidé de nous préparer à nous présenter dans un maximum de villes avec comme objectif de dépasser le plus largement possible les 128 listes et les 5000 candidats présentés en 2001.
Le congrès a, par ailleurs, approuvé le fait de discuter de participations éventuelles sur des listes de gauche. Contrairement à ce qui est souvent affirmé, c’est loin d’être uniquement avec le Parti socialiste, mais c’est avant tout avec des listes unitaires de la gauche pour résister à la droite, voire pour gagner des municipalités sur elle. Cette attitude est nouvelle, certes, mais la possibilité de l’envisager n’est pas nouvelle. Mais il se trouve que, lors d’élections municipales précédentes, le Parti socialiste et le Parti communiste étaient au gouvernement et s’y comportaient comme la droite aujourd’hui, ce que nous ne voulions pas cautionner.
Concernant le parti proposé par Besancenot, le congrès a rappelé notre position de toujours. Ce qui manque dans ce pays, c’est un parti qui représente vraiment les intérêts politiques à court et à long terme du monde du travail, c’est-à-dire les ouvriers, les techniciens, les employés des banques, des assurances, des commerces. J’entends par là les travailleurs du secteur privé comme ceux du secteur public.Tous ceux aussi que ce système aberrant laisse au bord du chemin, les chômeurs ou les retraités qui ont trimé toute leur vie et à qui on conteste de toucher une pension de retraite correcte qui leur permette de vivre décemment.
Nous nous réclamons donc ouvertement du marxisme, du léninisme et des premières années de la révolution russe, du trotskysme, en d’autres termes nous nous réclamons des idées, des pratiques qui ont été celles du Parti socialiste à ses origines et du Parti communiste à sa fondation.
Arlette Laguiller
3 décembre 2007
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30/11/2007 - Sarkozy n'annonce rien pour les travailleurs sauf de nouveaux reculs.
Aucune surprise dans les déclarations de Sarkozy sur le pouvoir d’achat.
Ce qu’il propose, c’est pour l’essentiel
-que les loyers ne soient plus indexés sur les prix de la construction du neuf, ce qui est la moindre des choses.
-de débloquer un peu plus tôt la participation, qui est de l’argent déjà gagné par les travailleurs.
-de monétariser les RTT, si les patrons veulent bien, ce qui revient à démolir, sans le dire les 35 heures.
Mais pas question bien sûr d’augmenter les salaires, alors que le gouvernement pourrait parfaitement relever le SMIC ; ni de s’en prendre aux bénéfices des grandes sociétés en particulier des trusts pétroliers.
On le savait d’avance, c’est confirmé. Alors que la part des salaires ne cesse de diminuer au profit du capital dans la répartition des richesses produites, ce n’est que par leurs luttes que les travailleurs pourraient imposer une amélioration de leur niveau de vie.
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16/11/2007 - Les grévistes continuent la grève. Ils ont raison !
Le ministre du Travail Xavier Bertrand a interpellé dédaigneusement les grévistes de la SNCF et de la RATP en déclarant, en substance, qu’on ne peut pas à la fois négocier et faire la grève. Eh bien, les grévistes ont choisi : ils continuent la grève. Ils ont compris que ce que le gouvernement appelle «négociations», c’est obtenir la signature des directions syndicales à un diktat imposant 40 ans de cotisation pour la retraite, aux cheminots, aux agents de la RATP, et plus généralement aux régimes spéciaux.
Les grévistes refusent d’être obligés de travailler plus longtemps pour une pension de retraite diminuée. Ils ont raison et doivent être soutenus par tous les travailleurs. La détermination des grévistes permettra de déjouer les manœuvres visant à diviser le monde du travail et permettra la jonction, le 20 novembre, des travailleurs des régimes spéciaux avec ceux de la Fonction publique et, souhaitons-le, au-delà.
Arlette Laguiller
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15/11/2007 - Communiqué de Lutte Ouvrière et de la Ligue Communiste Révolutionnaire (Afp)
PARIS, 15 nov 2007 (AFP) - Lutte ouvrière et la LCR ont, dans un communiqué commun, apporté leur soutien aux cheminots grévistes qui refusent "une pension de retraite réduite" et appelé à une "riposte massive de l'ensemble du monde du travail" pour faire reculer le gouvernement.
Le communiqué a été adopté lors d'une rencontre mercredi soir entre une délégation de la Ligue communiste révolutionnaire, emmenée par Olivier Besancenot, et la direction de LO.
Les deux partis d'extrême gauche ont exprimé leur "solidarité avec les grévistes" dans les transports qui "ont raison de refuser de travailler plus longtemps pour une pension de retraite réduite".
"La question qui se pose est celle de la suite à donner au mouvement", selon les deux partis qui "considèrent que c'est une riposte massive et déterminée de l'ensemble du monde du travail qui pourrait faire reculer le patronat et le gouvernement".
"C'est la préparation de cette riposte qui doit être la préoccupation de tous ceux qui n'acceptent pas la politique de régression sociale en cours", concluent-ils.
Lors de cette rencontre, les questions des municipales et de la construction d'un nouveau parti anticapitaliste, avancée par Olivier Besancenot, ont été également abordées mais n'ont donné lieu à aucun accord, a-t-on appris auprès des deux formations.
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01/11/2007 - Pour l'amplification des luttes et leur convergence
La majorité des organisations syndicales de la SNCF appellent à une grève reconductible à partir du 13 novembre, avec pour objectif le refus de « travailler plus longtemps pour gagner moins à la retraite », rejoints par ceux de EDF et de GDF. Les syndicats de la RATP envisagent de s’associer à cet appel.
Des fédérations syndicales de services publics, des enseignants notamment, appellent, de leur côté, à la grève le 20 novembre pour protester contre les suppressions d’emplois et pour revendiquer des augmentations de salaire.
Lutte Ouvrière soutient pleinement ces appels. Les attaques contre les retraites, les suppressions d’emplois, l’insuffisance des salaires alors que les prix s’emballent concernent l’ensemble du monde du travail.
En souhaitant l’amplification de ces luttes et leur convergence, Lutte Ouvrière appelle à y participer massivement.
Arlette Laguiller
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18/10/2007 - Il faut un nouvel appel à une journée de mobilisation s'adressant à l'ensemble des travailleurs
La grève des travailleurs de la SNCF, de la RATP, d’EDF et de GDF a été d’une ampleur sans précédent depuis longtemps. Les manifestations ont été également massivement suivies.
Dans de nombreux secteurs, des assemblées de grévistes ont reconduit la grève.
Les travailleurs ont répondu présents à l’appel des directions syndicales. Aucune d’entre elles ne peut prétexter la difficulté de mobilisation pour refuser de proposer une suite à la journée du 18 octobre. A défaut d’avoir prévu et annoncé la suite de la mobilisation avant même le 18 octobre, la moindre des choses est que de la réunion intersyndicale du lundi 22 octobre sorte un nouvel appel à une journée de mobilisation s’adressant à l’ensemble des travailleurs.
Les travailleurs de la SNCF, RATP et d’EDF-GDF qui se défendent face aux attaques contre leur retraite ont droit à la solidarité de tous. La présence cependant aux manifestations de travailleurs de secteurs déjà victimes des mesures que le gouvernement veut imposer aux régimes spéciaux montre que l’enjeu de la mobilisation dépasse les revendications catégorielles.
Le patronat et le gouvernement mènent une offensive générale qui aggrave les conditions d’existence de tous les travailleurs, retraités et chômeurs. Il ne faut pas les laisser faire. La contre-offensive doit être celle de l’ensemble du monde du travail.
Arlette Laguiller
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18/10/2007 - Samedi 20 octobre, manifestons contre la loi Hortefeux
Une journée nationale de mobilisation contre la loi Hortefeux aura lieu le Samedi 20 octobre à l’appel de nombreuses associations, collectifs et partis dont LUTTE OUVRIERE.
Le projet de loi sur le contrôle de l’immigration qui doit être présenté à l’Assemblée nationale pour un vote définitif les 22 et 23 octobre vise à rendre encore plus difficile les possibilités de regroupement familial pour les immigrés. L’amendement concernant les tests ADN, même légèrement revu et corrigé est indigne. Mais ce n’est pas seulement cette mesure, mais toute la loi qu’il faut retirer.
Diverses manifestations sont organisées dans différentes villes. Lutte Ouvrière appelle à y participer. A Paris, Arlette Laguiller se ra présente dans le cortège qui partira samedi 20 octobre, à 14h30, du métro Belleville vers la place du Palais-Royal
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16/10/2007 - LUTTE OUVRIERE appelle à participer massivement à toutes les grèves et manifestations du 18 octobre.
Ce jeudi 18 octobre, la SNCF, la RATP, EDF-GDF seront en grève. Plusieurs fédérations de fonctionnaires, postiers, enseignants, appellent à les rejoindre dans la grève et les manifestations. Un certain nombre de syndicats du secteur privé ont choisi d'appeler à participer à la journée. A juste raison tant il est de l'intérêt de l'ensemble du monde du travail que la grève soit suivie et que les manifestations soient massives.
Ce n’est pas seulement de la retraite des cheminots, des gaziers, des électriciens ou des agents de la RATP qu’il s’agit. Le gouvernement, comme ses prédécesseurs, cherche à diviser les travailleurs entre eux en les attaquant les uns après les autres et en présentant les victimes d'aujourd'hui comme des privilégiés par rapport aux victimes d'hier. Mais le gouvernement a déjà annoncé qu'il veut imposer 42 annuités de cotisation pour tous. Et l'âge de la retraite lui-même sera repoussé. Jusqu'où ? Jusqu'à faire crever au travail une partie des travailleurs en faisant ainsi l'économie de leur retraite ? Et quant aux autres, ceux qui auront été poussés hors des entreprises par des patrons qui préfèrent de la chair à exploiter plus jeune, et qui n'auront pas le nombre d'annuités nécessaire, ils n'auront qu'à crever de misère, avec des pensions réduites.
Alors, oui, rien que la question des retraites exige que le monde du travail réagisse à la provocation du gouvernement.
Mais le 18 octobre doit aussi être l'occasion de protester contre toute la politique dite de "réformes" qui consiste à prendre aux travailleurs, aux retraités, aux chômeurs, aux assurés sociaux, pour pouvoir donner plus aux riches. Il faut que Sarkozy et ses ministres sachent que, même s'ils ont une majorité à leur botte à l'Assemblée, ils ne peuvent plus s'attaquer impunément aux conditions d'existence du monde du travail.
Le 18 octobre doit être un avertissement venant du monde du travail aussi bien en direction du patronat que du gouvernement. S'il est massif, ce sera un encouragement pour tous, y compris pour ceux qui hésitent encore afin qu'ils participent à la suite, car une suite est indispensable.
Personne ne peut avoir la naïveté de penser qu'une seule journée même réussie fera reculer le gouvernement, même sur la seule question des retraites. Mais cela peut être et cela doit être une étape. Les directions syndicales auraient dû annoncer par avance l'étape suivante. Elles ne l'ont pas fait. Elles envisagent de se revoir le 22 octobre. Un succès massif le 18 octobre sera la meilleure façon de les obliger à ce que de cette réunion sorte un nouvel appel.
Il faut que le gouvernement et le patronat sachent que les travailleurs ne subiront pas, impuissants, les coups qui leur sont portés.
La classe ouvrière a la force de réagir. Elle fait tourner l'économie, elle a aussi le pouvoir de l'arrêter et de bloquer les pompes à profit du patronat. Sarkozy a beau jouer les matamores, il devra en rabattre s'il doit affronter un mouvement social qui va en s'élargissant et qui commencera alors à inquiéter le grand patronat.
Arlette LAGUILLER
A NOTER : Arlette LAGUILLER sera présente à la manifestation qui aura lieu à Paris. Le rendez-vous pour LUTTE OUVRIERE sera à partir de 14h30 au niveau du Métro Saint-Ambroise.
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12/10/2007 - Rassemblement mercredi 17 octobre 2007 à 18 h 30 au Pont Saint-Michel à Paris.
Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d'Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l'égalité et leur droit à l'indépendance. Ce jour-là et les jours qui suivirent des centaines de manifestants furent tués par la police. des milliers ont été arrêtés, emprisonnés, torturés.
Comme chaque année, un rassemblement est organisé pour exiger la reconnaissance officielle de ce crime commis par l'État français les 17 et 18 octobre 1961.
Lutte Ouvrière s'associe à l'appel pour ce rassemblement, là même où tant de victimes ont été jetées à la Seine, il y a 46 ans.
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04/10/2007 - EADS : PROFITEURS ET TRICHEURS DE HAUT VOL.
La révélation par les autorités boursières que 21 des plus hauts dirigeants d’EADS et d’Airbus ont mis à profit les informations dont ils disposaient pour revendre leurs actions avant que leur cours baisse, raflant dans l’opération des millions d’euros de plus-value, est révoltante . Elle l’est pour les classes populaires a qui l’on fait quotidiennement des cours de morale pour leur expliquer que, si les travailleurs ne gagnent pas assez, c’est parce qu’ils ne travailleraient pas assez . Elle l’est tout particulièrement pour les salariés de ce groupe qui vont payer comptant, sans délai, par la suppression de leur emploi pour les uns et par des conditions de travail aggravées pour les autres, la gabegie dont ces dirigeants sont responsables et dont ils ont su amplement et scandaleusement tirer profit.
Cela montre qu’il est plus que jamais nécessaire que les salariés, leurs organisations et la population, puissent contrôler les agissements des dirigeants des grandes entreprises et de leurs actionnaires, qui n’ont eu, dans cette affaire comme dans d’autres, connues ou dissimulées, aucun scrupule à sacrifier les intérêts de la collectivité afin de satisfaire leur soif de profit. Cela suppose, entre autre, de supprimer le secret commercial et le secret bancaire, qui permettent de camoufler des opérations comme celles auxquelles se sont livrés les dirigeants et les actionnaires d’EADS.
Arlette LAGUILLER - Le 4 octobre 2007
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18/09/2007 - Une declaration de guerre aux travailleurs
La déclaration de Sarkozy sur sa politique sociale est une déclaration de guerre aux travailleurs.
Déclarant que le Smic augmente trop vite, il propose de créer une commission « indépendante » pour déterminer son évolution. Autant dire que le Smic risque fort de faire du surplace.
Il a annoncé la diminution des minima sociaux pour, a-t-il dit, encourager à chercher du travail. C’est d’autant plus scandaleux que cela ne donnera pas de travail à ceux qui n’en ont pas, et les poussera seulement un peu plus vers la pauvreté.
Les licenciements seront facilités et les indemnités réduites sous prétexte de faciliter la mobilité.
Et le reste est à l’avenant.
Quant aux régimes spéciaux, si Sarkozy a cherché à ménager les directions syndicales et à les associer aux négociations, sa décision est prise et les syndicats ne sont conviés qu’à contresigner cette nouvelle attaque contre les retraites.
Lutte Ouvrière dénonce toutes ces mesures qui, si elles devaient s’appliquer, contribueraient à aggraver plus encore les conditions d’existence des travailleurs. Elle appelle à participer à toute action et manifestation destinées à riposter aux attaques de Sarkozy.
Arlette LAGUILLER
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08/09/2007 - Non aux franchises médicales
Les franchises médicales déjà entrées en application et celles programmées par le gouvernement constituent une agression contre l’ensemble des classes populaires. Elles contribuent à démolir le pouvoir d’achat de tous, déjà affaibli par la série de hausses de prix de la rentrée. Elles aboutissent à priver de soins corrects voire, de soins tout court, une fraction croissante des classes populaires.
Lutte Ouvrière s’associe à toutes les initiatives prévues pour le 29 septembre pour protester contre les franchises médicales en général et en particulier contre les trois franchises supplémentaires que le gouvernement se prépare à présenter devant le parlement.
Arlette LAGUILLER, le 7 septembre 2007
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06/09/2007 - Rassemblement pour la libération des 7 pêcheurs tunisiens détenus à Agrigente
Sept pêcheurs tunisiens, qui avaient secouru 44 naufragés au large de la Sicile le 8 août dernier, sont toujours détenus en Italie.
Ayant, comme cela est logique, débarqué les naufragés dans le port le plus proche, l’île italienne de Lampedusa, ils se retrouvent aujourd’hui inculpés "d’encouragement prémédité et à des fins lucratives de l’immigration clandestine" !
Plusieurs associations de défense des droits de l’Homme et des travailleurs immigrés de Tunisie, d’Italie et de France appelllent à se rassembler pour leur libération immédiate Vendredi 7 septembre à 18h00 devant l’ambassade d’Italie, 51 rue de Varenne, Paris 7ème.
Lutte Ouvrière est solidaire de ce rassemblement.
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23/08/2007 - Lutte Ouvrière appelle à manifester samedi 25 août : il faut régulariser les sans-papiers
Lundi 20 août, Sarkozy et Hortefeux ont réaffirmé qu’ils avaient comme objectif d'effectuer 25 000 expulsions d'immigrés d'ici à la fin 2007. Cela signifie une multiplication des contrôles et des arrestations au faciès dans les quartiers populaires où vit une grande partie de la population travailleuse.
Mardi 21 août, à Lille, la police a arrêté 42 grévistes de la faim qui demandaient leur régularisation. Le préfet du Nord a déclaré qu’il en expulserait la plupart.
Samedi 25 août, comme tous les ans depuis 1996, des manifestations auront lieu dans plusieurs villes pour protester contre la politique gouvernementale et pour rappeler l'expulsion par la police, il y a 11 ans, des sans papiers réfugiés dans l’église Saint Bernard à Paris, grévistes de la faim, après que les portes eurent été forcées à coups de hache.
Lutte Ouvrière appelle à participer à ces manifestations. À Paris, la manifestation partira à 14 heures de la place de la République. Un rassemblement aura lieu dans l’après-midi devant l'église St-Bernard dans le XVIIIe arrondissement.
Lutte Ouvrière, le 23 août 2007
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10/06/2007 - Après le 1er tour des législatives
Sarkozy aura donc la majorité qui lui permettra, comme il l’a dit, de tenir ses promesses. Et certainement bien d’autres promesses de mauvais coups envers les classes populaires.
Mais s’il se croit les mains libres, il a tort ! L’ensemble des salariés, non seulement les mal ou sous payés mais aussi les moyennement payés, ne se laisseront pas éternellement pousser vers la misère. Ce qui guette tous les travailleurs, ce sont les plans sociaux, les licenciements, avec la perte de leur salaire, puis la vie avec les indemnités de chômage et, enfin, le RMI, situation qui leur sera reprochée puisque “assistés”.
Sarkozy, comme pendant les cinq ans de gouvernement passés et de majorité de droite, pourra continuer à assister le patronat et surtout le grand, par des sommes qui atteignent largement la centaine de milliards d’euros. Rien que l’aumône, des cadeaux fiscaux qu’il vient de faire aux plus riches pèsera de 11 à 15 milliards d’euros sur le budget de l’Etat. Mais cela c’est uniquement une aumône
pour récompenser ses électeurs. Mais pendant cinq ans, il pourra continuer à répondre présent à toutes les sollicitations du grand capital.
Mais s’il a les mains libres à l’Assemblée il ne les a pas dans le pays. Le monde du travail est imprévisible car il peut être sujet à des colères soudaines. Il l’a montré dans le passé. La moindre petite grève ignorée peut, en certaines circonstances, se propager comme une traînée de poudre. Et de la poudre, le patronat va en répandre partout et, sans qu’on sache d’où elle vient, de Sarkozy probablement, une étincelle enflammera le tout.
Un ministre de Sarkozy a dit que le Parti Socialiste entretenait la haine des patrons chez les travailleurs. C’est prêter beaucoup au Parti Socialiste. La haine des patrons, c’est le patronat lui-même qui la suscite.
Un petit exemple qui il vient de se dérouler, sur une zone industrielle dans l’Etang de Berre, dans les Bouches-du-Rhône : Quelques centaines de travailleurs de Cofathec, une filiale de GdF qui est sous- traitante de maintenance dans plusieurs entreprises des raffineries et dans la sidérurgie sur le site d’Arcelor Fos, se sont mis en grève le 25 mai, pour leurs salaires. Ils cherchèrent à étendre la grève dans la zone industrielle. Et cela a marché, cela s’est étendu. Pas à l’appel des syndicats, mais dix travailleurs par-ci, trois par là, cela a touché plusieurs entreprises de la zone. Sarkozy et le patronat du voisinage ont dû prendre peur car le sous-Préfet lui-même est intervenu et le patron a cédé en grande partie aux revendications des grévistes.
Pourquoi ? Parce qu’aussi bien Sarkozy que le patronat environnant craignaient l’extension. Cela évidemment aurait été gênant à la veille d’une élection. Mais la crainte était là quand même.
Bien sûr, ils veulent faire une grande partie de leurs mauvais coups cet été, pendant les vacances. Mais l’écoeurement sera d’autant plus grand à la rentrée.
La conclusion est que Sarkozy aura une majorité de béni-oui-oui dans son assemblée qui voteront, comme un seul homme, ce qu’il voudra. Mais quant à tout faire appliquer, c’est un autre problème. Ce n’est pas l’Assemblée qui lui mettra des bâtons dans les roues, mais ce sont les grèves. De Gaulle a connu cela. Sarkozy est trop jeune pour avoir retenu toutes les leçons de l’histoire, mais chacun doit faire son expérience !
Lutte Ouvrière
Dimanche 22h
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07/06/2007 - 11 milliards de cadeaux supplémentaires aux riches
Selon François Fillon, le coût des mesures fiscales qui doivent être mises en place en application des promesses faites par Sarkozy signifierait 11 milliards d’euros de manque à gagner pour l’Etat. Des milliards qui bénéficieront pour leur plus grande part aux plus riches puisque la totalité de ces mesures avantage les plus favorisés, qu’il s’agisse de la diminution de l’impôt sur la fortune (ISF), de l’abaissement du bouclier fiscal de 60 à 50 %, ou encore de la réforme des droits de succession, etc...
Cette volonté du nouveau pouvoir de démontrer qu’il se comporte comme le chargé d’affaires des classes riches ne surprendra personne. Mais l’aplomb avec lequel Fillon annonce cela constitue une provocation à l’égard des classes populaires, à qui on promet déjà qu’elles devront payer plus cher pour se soigner du fait de la mise en place d’une franchise des remboursements des médicaments pour faire face, dit on “au trou de le sécu.”. Or le trou de l’assurance-maladie ne représente que la moitié de ces 11 milliards que le gouvernement s’apprête à redistribuer, chaque année, aux plus favorisés, à ceux justement qui en ont le moins besoin.
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06/05/2007 - Déclaration d'Arlette Laguiller au soir du second tour (le 6 mai, 21h)
Ainsi, les classes populaires vont donc subir la présidence de Nicolas Sarkozy pendant les cinq prochaines années et un ou plusieurs gouvernements dont la politique sociale sera dans le droit fil de celle des gouvernements que nous connaissions depuis cinq ans et qui furent les pires de tous ceux que nous avons connus jusqu’à présent.
Bien sûr, le programme de Ségolène Royal n’aurait rien changé aux problèmes fondamentaux qui accablent aujourd’hui les classes populaires comme la baisse du pouvoir d’achat, le chômage et la disparition du logement populaire.
Mais Nicolas Sarkozy non seulement ne changera rien à ces problèmes mais il aggravera dans bien des domaines la vie quotidienne. Il ne s’en est pas caché. À ceux qui auront besoin d’une augmentation de salaire, il répond déjà, en substance, qu’ils n’ont qu’à se lever plus tôt et travailler plus.
Aux sans-logis ou aux mal-logés, il n’offre rien, pas même de bonnes paroles. Le ruisseau sera assez bon pour eux ! Car la croissance, quand il en parle, ce n’est pas pour eux, c’est à leur détriment.
Quant au chômage, non seulement il n’envisage rien de sérieux pour le réduire à part, comme pour tout le reste, de faire la chasse à ceux qu’il appelle des faux chômeurs ou des faux malades.
Le monde du travail ne doit cependant pas baisser la tête car cette élection n’est pas une catastrophe. Même si Ségolène Royal avait été élue, nous aurions dû entrer en lutte, et même des luttes sérieuses, importantes et déterminées pour que les choses changent ne serait-ce qu’un peu pour nous.
Avec Nicolas Sarkozy, il en ira de même et les luttes devront être les mêmes, aussi déterminées mais pas plus.
Tout dépend du monde du travail, de sa détermination et de la conscience qu’il aura que le bulletin de vote n’est qu’un chiffon de papier et que seules les luttes peuvent payer. Les principales luttes qui se sont déroulées depuis des dizaines d’années l’ont été dans des situations où la droite était au pouvoir.
Alors, ne soyons pas abattus. L’avenir de la société et le progrès social dépendent des travailleurs et sont entre leurs mains. Et tout dépend donc de nous tous !
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22/04/2007 - Déclaration d'Arlette Laguiller au soir du premier tour de l’élection présidentielle 2007
Tout d’abord, je remercie de leur confiance et de leur conscience celles et ceux qui m’ont apporté leurs suffrages et leur soutien.
Comme il était évident, ce sont Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal qui vont disputer le deuxième tour.
La crainte de voir Bayrou ou Le Pen dépasser Ségolène Royal n’était entretenue que pour favoriser, dès le premier tour, un vote abusivement présenté comme utile.
Pour revenir sur le passé, je ne regrette pas, loin de là car j’en suis fière, d’avoir été la seule à refuser en 2002 d’appeler à choisir entre deux hommes de droite et à refuser de voter pour Chirac, Chirac qui avait Sarkozy dans ses bagages. Et cela pour, paraît-il, faire barrage à Le Pen qui n’avait guère gagné de voix au premier tour et qui était présent au deuxième tour uniquement parce que Jospin, par sa politique, avait perdu deux millions et demi de ses électeurs.
Chirac aurait été largement élu avec les seules voix de la droite. Le Pen n’avait donc aucune chance d’être élu mais, maintenant, Sarkozy a bien des chances de l’être.
Aujourd’hui Le Pen est toujours là et il l’est encore plus au travers des idées de Sarkozy, qui valent bien celles de Le Pen.
En effet, ceux qui, trompés par l’appel du Parti socialiste et du Parti communiste qui voulaient ainsi éviter d’avoir à s’expliquer sur les raisons qui leur avaient fait perdre à eux deux quatre millions de voix, ont voté pour Chirac, ont dû subir Sarkozy pendant cinq ans et le retrouvent maintenant bien plus puissant que Le Pen ne l’était.
Alors, à ce deuxième tour d’aujourd’hui, il n’y a aucun vote utile pour les travailleurs.
Car Sarkozy, bien évidemment, et Ségolène Royal pas plus que lui, ne lèveront le petit doigt pour résoudre les problèmes majeurs des classes populaires que sont le chômage, la baisse continuelle du niveau de vie ou la dramatique crise du logement.
Cependant, je souhaite de tout cœur que Sarkozy soit battu, car son arrogance ne mérite que cela et son programme ne vise qu’à combler de cadeaux le patronat et, en particulier, le plus puissant. Les mesures qu’il a annoncées sont dans la continuation de ces cinq ans du pire gouvernement que nous ayons eu depuis longtemps, c’est-à-dire pressurer les pauvres pour donner plus et plus à ceux qui s’enrichissent aux dépens de la population.
Je voterai donc pour Ségolène Royal. Et j’appelle tous les électeurs à en faire autant. Mais si je fais ce choix c’est uniquement par solidarité avec tous ceux qui, dans les classes populaires, déclarent préférer « tout sauf Sarkozy ».
Je rejoins et je partage leur volonté de chasser Sarkozy, mais je leur dis pourtant que Ségolène Royal n’améliorera pas, pas plus que Sarkozy, le sort des classes populaires.
Aussi bien Ségolène Royal que Sarkozy sont dans le camp du capital, dans le camp des spéculateurs, des exploiteurs et des licencieurs et en sont de bons et loyaux serviteurs. L’un et l’autre ne feront que favoriser la grande bourgeoisie, comme ils l’ont tous deux fait dans les gouvernements auxquels ils ont participé soit actuellement, soit il y a cinq ans.
C’est leur appartenance commune au camp du grand patronat qui leur rendra impossible, à l’une comme à l’autre, de résoudre les problèmes essentiels de la population, c’est-à-dire avant tout, je le répète, le chômage massif, la crise dramatique du logement populaire et la baisse continuelle du pouvoir d’achat.
Les résultats de ce premier tour laissent supposer, si l’on fait le total des reports à gauche comparé aux reports à droite, que Ségolène Royal n’a que peu de chance de l’emporter au second.
Mais c’est elle qui a choisi un tel risque ! Choisi de faire une campagne neutre, plus tournée vers le patronat grand et moyen, que vers les classes populaires.
Des cadeaux précis pour le premier, uniquement des mots vagues pour les seconds.
Une campagne incapable de soulever l’enthousiasme de ceux qui sont écartés du progrès social, une campagne qui ne comptait que sur l’effet de repoussoir de Sarkozy et qui ne voulait pas déplaire au patronat.
Mais le désespoir ne suffit pas à susciter l’espoir.
Alors, si c’est sans réserve que j’appelle à voter pour Ségolène Royal, c’est absolument sans illusion sur ce qu’elle-même, et tous les anciens ministres, que sont les dirigeants du Parti Socialiste, feront s’ils parviennent au pouvoir.
Je suis absolument solidaire de toutes celles et de tous ceux qui veulent voter pour Ségolène Royal. Mais je leur dis qu’ils seront immanquablement et très rapidement déçus, comme ils l’ont été il y a cinq ans par le gouvernement Jospin.
Ségolène Royal si elle est élue, ne sera pas pire que Sarkozy, mais elle ne sera pas meilleure ! Elle ne prendra peut-être pas toutes les mesures en faveur des privilégiés que la droite prend en ce moment, mais sous son mandat, et avant même le terme des cinq ans, nous aurons bien des désillusions, comme nous en avons eu avec le précédent gouvernement socialiste.
A moins de lui imposer, exactement comme nous aurions à les imposer à Sarkozy, nos principales revendications par des mouvements sociaux suffisamment forts et solidaires.
J’ai dit tout cela dans ma campagne, mais beaucoup d’électeurs ont pensé qu’ils devaient faire, au premier tour, un vote qu’ils ont cru utile.
A ceux-là je dis qu’ils se sont trompés.
Leur vote du premier tour n’aura été ni un vote ni un choix utile. Quant au second tour, peut-être servira-t-il, je l’espère, à écarter Sarkozy, mais il ne servira pas à écarter une politique pro-patronale, que ce soit Sarkozy ou Royal qui l’applique.
Mais c’est donc pour m’associer aux souhaits qui sont sans doute ceux de la majorité du monde du travail, ce monde qui a toujours été et est encore mon seul camp, que je choisis de voter et d’appeler à voter pour Ségolène Royal.
Mais je suis convaincue que tous les travailleurs devront, quel que soit l’élu, se retrouver très rapidement, ensemble, sur le chemin des luttes.
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23/03/2007 - Protestation d'Arlette Laguiller contre la rafle policière devant l'école Rampal dans le 19ème arrondissement de Paris
Je suis profondément indignée par la rafle organisée par la police dans le 19ème arrondissement de Paris devant l’école maternelle Rampal, qui s’est traduite entre autre par l’arrestation d’un grand-père chinois venu attendre son petit enfant scolarisé dans l’école. Cette arrestation est scandaleuse ; les conditions dans lesquelles elle s’est opérée tout autant.
Tous les témoins l’attestent, la police, massivement présente, n’a pas hésité à faire usage de la violence, à l’égard des parents qui étaient venus accueillir leurs enfants, et à l’égard des passants. Mais ne s’arrêtant pas là, la police vient d’interpeller la directrice de la maternelle pour « outrage et dégradation de bien public en réunion » et l’a placée en garde-à-vue, odieuse inversion des rôles.
Je joins ma protestation à celle de tous ceux qui ont exprimé leur révolte contre cette action de la police qui n’hésite pas à utiliser les écoles comme une véritable souricière pour faire la traque aux enfants et à leur famille. Et je réclame la libération immédiate des personnes arrêtées dans cette affaire et l’arrêt de toutes les poursuites.
Arlette Laguiller
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28/02/2007 - Un gâchis humain et économique révoltant
Cette annonce me révolte. Airbus n’est pas une petite entreprise au bord de la faillite. C’est un grand groupe industriel qui fait du profit et qui distribue des dividendes à ses actionnaires privés, Lagardère en tête, une des principales fortunes du pays.
Alors, si Airbus a des difficultés en raison des retards de livraison, que les actionnaires en assument donc les conséquences financières ! D’autant plus que les dirigeants eux-mêmes reconnaissent que les retards de livraison sont dus à des problèmes de coordination au niveau des différentes directions.
Il n’y a aucune raison de faire payer les travailleurs de l’entreprise, les ouvriers, les techniciens, les ingénieurs. Même si les dirigeants jurent qu’il n’y aura pas de licenciements secs, d’abord je ne les crois pas, ensuite, quand bien même, ce sera autant d’emplois supprimés, y compris des emplois extrêmement qualifiés. Et, au même moment où on nous bassine avec la formation comme solution au chômage !
Ces suppressions d’emplois, c’est un gâchis humain et économique qui illustre le fonctionnement aberrant de ce système économique. Comme il illustre l’impuissance assumée des dirigeants de l’État face aux décisions des grands groupes industriels qui peuvent, par une seule décision, celle de fermer une usine, condamner à mort une petite ville comme Meaulte.
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21/02/2007 - Quand les suicides sont des accidents du travail
On apprend le troisième suicide en quatre mois parmi les travailleurs du Technocentre Renault à Guyancourt, spécialisé dans l'étude de nouveaux modèles et qui emploie surtout des techniciens.
Les camarades de travail et les militants syndicalistes accusent, de cette série de suicides, le stress dû aux pressions de toute sorte sur les travailleurs. Bien sûr, il peut y avoir un fond de problèmes personnels, de problèmes matériels, ou bien d'autres choses encore. Mais il y a au moins un point commun qui a dû précipiter sinon provoquer les choses, c'est le fait de travailler à Renault Guyancourt.
Coïncidence ? Peut-être ! Mais le fait est que de nombreux travailleurs de cette entreprise accusent spontanément la course à la réussite pour être les meilleurs face à la concurrence, sous peine de voir les emplois disparaître.
Le PDG de Renault a promis d'enquêter et la justice aussi, mais on peut parier que, même s'ils trouvent un lampiste, Renault et la course au profit s'en tireront à bon compte.
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11/02/2007 - Sur le pacte présidentiel de Ségolène Royal
Ségolène Royal a tenu à affirmer qu’elle s’adressait à tous les Français sans exception. Mais il est impossible de satisfaire tout à la fois les exigences du grand patronat et celles des classes populaires.
Ségolène Royal dit vouloir réconcilier les Français avec les entreprises. Mais elle ne dit rien de la façon dont elle compte réconcilier les entreprises avec les Français, les obliger à consacrer aux investissements créateurs d’emplois les profits extravagants qu’elles réalisent
Elle a exprimé son indignation devant l’existence de sept millions de pauvres dont deux millions vivent de l’aide alimentaire. Elle y voit « une forme moderne de malédiction et de destin ».
Que propose-t-elle pour y remédier ? Le Smic à 1500 euros, sans préciser si s’agit du net ou du brut, et des augmentations de salaires négociées par la suite. Mais rien que pour rattraper le retard pris par le pouvoir d’achat, il faudrait une augmentation immédiate de 300 euros pour tous !
Elle se déclare pour un plan de rattrapage des petites retraites, en annonçant généreusement 5 % de relèvement. Les retraités qui devront, même compte tenu de cette augmentation, vivre avec 658,35 euros par mois auront de quoi être reconnaissants jusqu’à leur mort à Ségolène Royal !
En revanche, elle maintient les 65 milliards d’aides que l’État consacre aux entreprises, c’est-à-dire plus de six fois le trou de la Sécurité sociale. Tout au plus, a-t-elle l’intention d’augmenter sur cette somme la part qui est consacrée à la recherche.
Tout en dénonçant l’état catastrophique du logement, elle propose la construction de 120.000 logements par an. A ce rythme, pour satisfaire les quelque un million deux cents mille personnes déjà inscrites en listes d’attente pour un logement social, il faudra attendre dix ans, sans parler des 3 millions de mal logés !
Elle promet un soutien scolaire gratuit pour ne pas s’engager à embaucher le nombre d’enseignants nécessaires et à créer les locaux indispensables pour assurer une éducation adaptée pour tous.
Il y a certes la promesse de la gratuité totale des soins pour les moins de 16 ans et la contraception gratuite pour les femmes de moins de 25 ans. C’est déjà ça, mais c’est une mesure prudente pour ne rien coûter au patronat !
Mais sur les problèmes essentiels des classes populaires, le chômage, le pouvoir d’achat, il n’y a rien qui puisse réellement changer les choses. Les grandes phrases de dénonciation aussi justes qu’elles soient ne remplacent pas les engagements concrets. Ce n’est pas un programme, c’est d’abord une simple description et, pour l’avenir, une incantation !
Arlette Laguiller
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10/02/2007 - Après la fusion Alcatel-Lucent : 12 500 suppressions de postes annoncées
Dès l'annonce de leur fusion, les entreprises Alcatel et Lucent ont annoncé 9 000 suppressions de postes à l'échelle du monde.
Ce matin, un communiqué de la direction de ce groupe, devenu le numéro deux mondial des équipementiers en télécommunications, porte le nombre des suppressions d'emplois à 12 500.
Comme dans toutes les fusions d'entreprises géantes, celle-ci se traduit par aucun avantage pour la collectivité et par des drames pour ceux qui seront licenciés. Il n'y a que les actionnaires qui y gagneront peut-être en profits boursiers si l'annonce de cette réduction des effectifs se traduit par une augmentation du prix des actions.
L'utilisation des profits des grandes entreprises à ce type d'opération est catastrophique pour la collectivité. Et il est à remarquer, alors qu'on nous présente la formation comme un moyen de combattre le chômage, que les victimes de ces suppressions d'emplois sont des techniciens et des ingénieurs qualifiés et que leur qualification ne les préserve en rien contre les dégâts d'une organisation économique catastrophique pour l'humanité.
Arlette Laguiller
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09/02/2007 - OGM, Monsanto, Bové, où croyez-vous qu'est la justice ?
Quoi qu’on puisse penser des opinions de José Bové sur les OGM ou de ses méthodes pour en arrêter la culture en plein champ, sa condamnation est une injustice flagrante.
Comment peut-on donc s’opposer aux agissements des trusts chimiques, agro-alimentaires ou autres qui commercialisent sans contrôle, des produits dont l’innocuité n’est pas certaine ? Faut-il attendre des années que la justice s’émeuve ou que le Parlement, qui est si rapide pour obéir aux injonctions de Bruxelles lorsqu’il s’agit de s’en prendre aux services publics, se décide enfin à légiférer sur les OGM comme Bruxelles le lui demande ? Les méthodes de José Bové sont sans doute le seul recours contre les actions néfastes des trusts agro-alimentaires. En effet, parallèlement, on vient d’apprendre que le trust agro-chimique Monsanto vient d’être condamné pour sa publicité mensongère à propos de son désherbant Roundup. Il était l’objet d’une plainte depuis 2001 et il a donc fallu six ans pour que la justice intervienne. Pendant tout ce temps, à coup de dizaines de millions d’euros de publicité à la télévision ou ailleurs, ce trust a prétendu que son désherbant ne restait pas dans le sol et n’empêchait pas de resemer là où on l’avait utilisé alors que tout cela est mensonger.
Le pire n’est pas tant la publicité mensongère pour laquelle il est condamné (à une simple amende) mais le fait qu’il ait commercialisé, depuis des années, des quantités énormes d’une produit néfaste pour l’environnement. Croyez-vous que les dirigeants du trust Monsan | |