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Lutte de Classe, Série 1972-1977 (bilingue)
n°1 (juin 1972)
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En soutenant la lutte du peuple vietnamien faut-il cautionner la politique du FNL ?

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’activité de la Quatrième Internationale « reconstruite » vis-à-vis des pays économiquement sous-développés a essentiellement consisté à parer des organisations nationalistes bourgeoises ou petites-bourgeoises, staliniennes ou non, de vertus prolétariennes.

Les « démocraties populaires », la République Populaire de Chine, la République Démocratique du Vietnam, le Cuba de Castro, ont en effet été caractérisés après coup par ces camarades comme des « États ouvriers déformés », c’est-à-dire des États identiques à l’URSS par leur nature et leurs structures (et quand un doute s’introduit dans leur esprit à ce sujet, ce n’est pas sur la nature « ouvrière » de ces États, c’est sur la réalité de leur « déformation »). Dans les trois premiers cas cités, l’agent de transformation révolutionnaire qui aurait rendu possible la naissance de ces « États ouvriers déformés » aurait été les partis staliniens, partis ouvriers, déformés eux aussi, qui n’en représenteraient pas moins, d’une certaine manière, l’avenir et les intérêts historiques du prolétariat. Dans le cas de Cuba, c’est un mouvement nationaliste petit-bourgeois classique - le Mouvement du 26 juillet - qui aurait assumé le rôle de direction de la révolution socialiste.

Les positions de ces camarades reviennent donc à attribuer au stalinisme, ou même à des forces bourgeoises non-staliniennes, la fonction révolutionnaire qui ne peut être que celle du prolétariat organisé, donc à renoncer dans les faits, même s’ils s’en défendent ; à la construction d’authentiques partis ouvriers révolutionnaires, de sections de la Quatrième Internationale, dans toute une série de pays.

Cette attitude peut sembler bien inconséquente pour des gens revendiquant si fort le titre de Quatrième Internationale. Mais l’esprit de conséquence n’est pas précisément le fort de ces camarades. Il suffit de lire, dans leur presse tout ce qu’ils ont pu écrire sur ce sujet depuis vingt cinq ans pour s’en convaincre.

Cette inconséquence n’est d’ailleurs pas le résultat d’erreurs fortuites de raisonnement. Elle traduit un comportement qui est caractéristique d’organisations petites-bourgeoises, l’impressionnisme, qui consiste à prendre d’abord position d’après ses sympathies et ses humeurs du moment, et les pressions sociales ressenties, puis à justifier « théoriquement » ces prises de position. C’est le comportement inverse de celui de révolutionnaires prolétariens dignes de ce nom, pour qui l’analyse politique est un moyen de se retrouver dans les événements, un moyen de déterminer dans quel sens il faut agir, ce qu’il faut faire, et non un moyen de justifier après coup ce que l’on a fait.

Ce mépris de la théorie, cet apolitisme au sens propre du terme, qui caractérisent toutes les prises de position de la Quatrième Internationale « officielle » et de ses différentes scissions depuis vingt-cinq ans, est particulièrement visible dans la manière dont les organisations trotskystes françaises, et en particulier la Ligue Communiste, abordent le problème du soutien aux luttes du peuple vietnamien.

Cet exemple permet en effet de montrer tout à la fois, d’une part « l’analyse » que ces camarades font de la « révolution vietnamienne » n’est que la justification de l’attitude qu’ils ont adoptée pour essayer de bénéficier de la sympathie et du crédit que rencontre la lutte du FNL dans la jeunesse petite bourgeoise radicalisée et, d’autre part, que la théorie a pour aux si peu d’importance que leur pratique quotidienne sur ce problème, quand on y regarde d’un peu près, est totalement en contradiction avec leur propre analyse elle-même.

Pour les camarades de la Ligue Communiste, l’élément moteur de la lutte du peuple vietnamien est le Parti Populaire Révolutionnaire qui « est au Sud-Vietnam l’organisation politique hégémonique du prolétariat. Il contrôle idéologiquement de nombreuses organisations de masse, notamment les syndicats » (Rouge n° 4 - 29 octobre 1968) C’est un parti dont la stratégie de « lutte armée dirigée par un Front National Uni... est largement tributaire des conceptions staliniennes sur les alliances de classe et les étapes de la révolution... » (Brochure « Vietnam, Laos, Cambodge, même combat », page 21).

Si les camarades de la Ligue pensent que le Parti Populaire est un parti prolétarien, ils n’ignorent donc pas que sa stratégie est une stratégie de « Front National », qui consiste à regrouper sur une base nationaliste, tous les éléments de la population, ouvriers, paysans, petits-bourgeois, « bourgeois nationaux », « propriétaires fonciers progressistes », etc...

Un autre passage de la brochure déjà citée précise d’ailleurs la composition du Front :

« A côté des représentants du Parti Populaire Révolutionnaire (PPR), PC sud-vietnamien reconstitué en 1962, dirigé par Vo Chi Cong, on trouve des représentants d’un « parti démocrate » d’un parti « radical-socialiste », des sectes religieuses Hoa Hao et Caodaïste, des minorités nationales des bouddhistes et enfin de diverses organisations de masses » (page 22).

On s’attendrait, de la part de militants se réclamant du trotskysme, à une sévère critique de cette tactique de Front National. Car l’indépendance politique et organisationnelle la plus absolue du prolétariat et de son parti face aux différentes tendances de la bourgeoisie nationale a toujours été, pour les marxistes révolutionnaires, la condition indispensable à la victoire de la classe ouvrière.

Le IVe Congrès de l’Internationale Communiste avait déjà noté dans ses « Thèses générales sur la question d’Orient » :

« Le mouvement ouvrier des pays coloniaux et semi-coloniaux doit, avant tout, conquérir une position de facteur révolutionnaire autonome dans la front anti-impérialiste commun. Ce n’est que si on lui reconnaît cette importance autonome et s’il conserve sa pleine indépendance politique que des accords temporaires avec la démocratie bourgeoise sont admissibles et même indispensables. »

C’est d’ailleurs le même problème, soulevé par le maintien du Parti Communiste Chinois au soin de l’organisation nationaliste du Kuomintang en cachant son drapeau, qui suscita une longue bataille de l’Opposition de Gauche contre la politique stalinienne de l’Internationale Communiste. Dans les années 1925-27, Trotsky lutta pied à pied pour obtenir la sortie du Parti Communiste Chinois du Kuomintang et l’affirmation de son indépendance politique. Il raillait ceux qui défendaient

« la nécessité pour le parti d’entrer dans le Kuomintang en prétendant que ce dernier, d’après sa composition sociale, était le parti des ouvriers et des paysans, que les 9/10 du Kuomintang (ce chiffre fut répété des centaines de fois) appartenaient à la tendance révolutionnaire et étaient prêts à marcher la main dans la main avec le Parti Communiste. » (L’Internationale Communiste après Lénine).

La IVe Internationale « reconstruite » semblait d’ailleurs partager ce point de vue, puisqu’elle écrivait notamment à propos de l’Indochine, en avril 1946, dans son « Manifeste aux : travailleurs, exploités et peuples coloniaux du monde entier » :

« Seule la jeune classe ouvrière appuyée par les masses paysannes peut conduire la lutte à son achèvement victorieux ! Formez vos propres conseils d’ouvriers et de paysans pour diriger la lutte ! Instaurez le contrôle des usines par les comités ouvriers ! Ne permettez pas aux dirigeants bourgeois et aux traîtres staliniens de passer un compromis avec l’impérialisme. »

Or, loin de défendre une politique de classe sur ce problème, la Ligue Communiste s’emploie aujourd’hui à justifier la tactique du PPR en affirmant que cette tactique n’a guère de conséquence sur la déroulement de la lutte elle-même :

« le FNL est la matérialisation, dans un Front Unique, de l’alliance ouvriers-paysans-petits-bourgeois sous la direction politique du prolétariat. La quasi-totalité de ses cadres dirigeants sont membres du PPR La bourgeoisie nationale, qualifiée par Tran Din Tao lui-même de « rachitique » n’y joue aucun rôle, quels que soient par ailleurs les appels à l’Union Nationale lancés par le Front. Il s’agit donc dans les faits, sinon dans les textes, d’une stricte alliance de classe » (Rouge n° 4). La même affirmation est d’ailleurs maintes fois répétée : « Même si l’organisation communiste prend pou position de façon indépendante du Front, la stratégie des communistes vietnamiens est de maintenir le rôle dirigeant du Parti au soin du Front » (Quinze ans de guerre révolutionnaire - document de formation communiste n° 4, page 22).

« La tradition « stalinienne » en matière d’organisations de masses étroitement contrôlées se retrouve aussi dans le FNL. Cela ne veut pas dire que des bouddhistes, des libéraux etc.. n’apportent pas leur soutien au Front ; bien au contraire, Mais cela ne suffit pas pour dire qu’il s’agit, d’un bloc de toutes les classes, d’une alliance réelle avec la bourgeoisie nationale. » (« Vietnam, Laos, Cambodge, même combat », page 22).

Mais où est donc la position de marxistes révolutionnaires dans tout cela ? Où est donc la position de militants censés défendre les intérêts historiques du prolétariat contre tous ceux qui tentent de les dévoyer ? Comment serait-il possible d’éduquer une avant-garde prolétarienne (ce que le PPR est, paraît-il, en train de faire d’après la Ligue Communiste), en mettant en avant une telle politique frontiste nationaliste ? Comment pourrait-on, de cette façon, préparer le prolétariat vietnamien non seulement à jouer un rôle dirigeant dans la lutte d’émancipation nationale, mais à exercer son propre pouvoir, une fois l’indépendance obtenue ? Autant de questions brûlantes auxquelles la Ligue Communiste n’apporte aucune réponse, et pour cause.

En cherchant bien, on peut cependant trouver dans les textes de la Ligue Communiste quelques timides critiques de la stratégie du FNL, et partant du PPR. Par exemple, en octobre 68, ROUGE (n° 4) analysait ainsi l’apparition. d’une nouvelle organisation « l’Alliance Nationale des Forces Démocratiques » suscitée par le FNL :

« Qu’est-ce que l’Alliance ? Selon Burchett l’Alliance groupe autour d’intellectuels célèbres de Saïgon et de Hui des patriotes de la bourgeoisie urbaine et des intellectuels qui appuient la lutte du FNL. Les raisons de cet appui peuvent, peut-être, être éclairées par une curieuse réponse faite par mi membre du PPR, représentant manifestement une tendance au sein du PPR : ‘’il peut paraître étrange que des communistes combattent pour les intérêts des couches supérieures mais nous comprenons la nécessité vitale de l’union nationale au NIVEAU LE PLUS ÉLEVÉ, non seulement dans la période de lutte, MAIS AUSSI POUR LES ANNÉES DE RECONSTRUCTION D’APRES GUERRE » (souligné par ROUGE). Et ROUGE poursuivait : « Bien qu’inspiré par la même LOGIQUE que le programme du FNL, l’Alliance marque un tournant dans la mesure où la question de savoir « qui sera le dirigeant du bloc d’Union Nationale » est laissée dans le vague. Mais, comme le programme du Front, ce programme est en totale contradiction avec la réalité de la lutte dans les zones libérées.

Il est en fait beaucoup plus un programme à objectifs diplomatiques peu éducatif pour la masse vietnamienne et les militants révolutionnaires internationaux. C’est le résultat, dangereux, d’un compromis verbal avec la bureaucratie du Kremlin. »

Il y aurait donc, d’après les camarades de la Ligue, au sein du PPR, une « tendance » droitière qui, sous la poussée du Kremlin, serait partisan de compromis diplomatiques dangereux pour l’avenir de la « révolution vietnamienne ».

De plus ces camarades pensent également que la direction du FNL a imposé l’adoption, en guise de programme, d’un « indigeste brouet national démocratique », car

« en taisant provisoirement les buts réels de la révolution vietnamienne, il vise à rallier à sa cause ce qu’il appelle les « peuples épris de paix et de justice » qui pourraient éventuellement garder leurs distances si le Front se présentait sous des dehors ouvertement communistes, ce qui paraît d’ailleurs faux en règle générale. On n’a jamais rallié les couches non prolétariennes en mettant son drapeau dans sa poche. C’est au contraire en faisant la preuve de sa détermination à vaincre, en exposant clairement aux larges masses les objectifs finaux pour lesquels on combat qu’on peut les rallier derrière le Parti » (« Vietnam, Laos, Cambodge, même combat », page 23).

Mais que faudrait-il opposer à cette fameuse tendance droitière ? Quel serait le programme qui correspondrait réellement aux intérêts des ouvriers et des paysans du Vietnam et serait autre chose qu’un « indigeste brouet national démocratique » ? Là-dessus, la Ligue Communiste ne dit rien.

En fait, honteusement et par la bande, car encore une fois les quelques phrases de critique du FNL sont noyées dans un fleuve de qualificatifs enthousiastes et d’estimations non critiques de la politique nationaliste du Front, les camarades de la Ligue Communiste introduisent tout de même parfois l’idée qu’il y aurait, pour une organisation révolutionnaire véritablement communiste, une autre façon de lutter au Vietnam qui, en affirmant clairement les objectifs socialistes do la révolution, préserverait les intérêts futurs des ouvriers et des paysans. Mais l’affirmation d’une telle ligne véritablement prolétarienne et révolutionnaire n’est possible que par une critique radicale des objectifs et des buts du FNL C’est pourquoi les camarades de la Ligue se gardent bien de pousser plus avant leurs critiques. Et leurs timides réserves ne sont finalement destinées qu’à pouvoir dire, demain, lorsque le FNL sera au pouvoir, qu’elle avait toujours prévu qu’il ne mènerait pas une politique réellement socialiste.

Car que se passera-t-il précisément une fois l’indépendance obtenue ? De quelle nature sera l’État créé après la victoire ?

« Un régime de dictature du prolétariat allié avec la paysannerie, comme cela a été le cas au Nord » (« Vietnam, Laos, Cambodge, même combat », page 23). écrivent ces camarades, et plus précisément : « Nous considérons en partant du point de vue internationaliste, d’une part, et de l’estimation de toutes les implications du stalinisme de l’autre, que la Chine, COMME TOUS LES AUTRES PAYS OU LA RÉVOLUTION COLONIALE A ABOUTI A LA MISE EN PLACE D’UN ORDRE ECONOMICO-SOCIAL NOUVEAU, EST UN ETAT OUVRIER DEFORMÉ » (souligné par nous) - (Extrait de ‘’Lutte Ouvrière et la révolution mondiale’’. page 10).

Ainsi, du fait des implications du stalinisme qui a marqué le PPR, les ouvriers et les paysans vietnamiens se verront en partie frustrés de leur victoire puisque, dans le nouvel État qu’ils auront aidé à bâtir avec leur chair et leur sang, le pouvoir politique leur échappera (car que pourrait signifier d’autre « État ouvrier déformé » ?

Mais dans ce cas-là, toujours en admettant la logique des camarades de la Ligue Communiste, quelle devrait être la tactique d’un parti prolétarien non stalinien, véritablement révolutionnaire, afin que les travailleurs vietnamiens des villes et des campagnes puissent véritablement créer leur État, c’est-à-dire un État ouvrier non déformé ?

Les camarades de la Ligue ne semblent même pas se poser la question. Que les combattants vietnamiens tombent par milliers dans une lutte qui ne peut, sous la direction du FNL. d’après les analyses mêmes de la Ligue, que donner naissance à un État ouvrier déformé, semble, à lire leurs textes, une fatalité à peine évoquée, et contre laquelle les révolutionnaires ne pourraient rien. Le stalinisme serait-il la seule perspective sociale à offrir au peuple vietnamien ?

On le voit, ce n’est pas même la solidarité vis-à-vis des combattants du FNL qui amène la Ligue à taire toute critique visant la politique du Front, car la plus élémentaire solidarité ne pourrait au contraire que l’amener à proposer une politique, différente de celle du Front, une politique visant à ce que le peuple vietnamien ne soit pas dépossédé de sa victoire le jour même de celle-ci.

Ce qui amène la Ligue à taire toute critique de la politique du FNL, c’est le souci d’apparaître en France auprès de la petite bourgeoisie intellectuelle qui vibre au combat du FNL, comme la prolongement de celui-ci dans ce pays, de manière à bénéficier de son prestige.

Une telle attitude n’a évidemment rien à voir, ni avec une politique révolutionnaire, ni avec l’internationalisme prolétarien. Aujourd’hui, défendre les intérêts du la révolution prolétarienne au Vietnam c’est d’abord et avant tout, critiquer la ligne politique nationaliste bourgeoise du FNL, que l’on pense, comme nous, que le FNL dirige la lutte du peuple vietnamien dans un sens fondamentalement bourgeois ou, que l’on pense comme les camarades de la Ligue Communiste, que la ligne du FNL ne correspond nullement à la réalité de la lutte des combattants vietnamiens et que le programme du FNL est « sans cesse en retrait par rapport au développement de la lutte sur le terrain » (« Vietnam, Laos, Cambodge, même combat ». page 21).

Dans la pratique., c’est exactement la voie opposée que suit la Ligue Communiste. Aussi bien dans sa propagande que dans son activité quotidienne, elle « colle » au FNL et soutient la ligne politique qu’il préconise, même si elle, émet parfois quelques réserves sur cette ligne. En agissant ainsi, la Ligue Communiste adopte exactement le même comportement qu’elle reproche timidement au PPR Elle met ses idées communistes dans sa poche, troque le drapeau rouge contre le drapeau vietnamien et encense le programme du GRP et du FNL, dans l’espoir de bénéficier, par ce biais, de la popularité et de la sympathie que rencontre la lutte du peuple vietnamien auprès de larges couches de la population. C’est une façon comme une autre de tourner le dos aux intérêts historiques de la classe ouvrière et de confondre l’anti-impérialisme petit-bourgeois et l’internationalisme prolétarien.

A ce niveau on peut même se demander à quoi peut bien servir une Internationale si, au lieu de défendre dans ses textes et ses proclamations les intérêts des prolétaires vietnamiens,, elle ne sert que de modeste amplificateur à la tactique. droitière du Front ?

En France, les révolutionnaires peuvent soutenir certaines initiatives du PCF. tout en souhaitant la défaite de ce dernier face aux travailleurs français et en oeuvrant dans ce sens. Aucun révolutionnaire ne trouverait à y redire. Da la même manière si les révolutionnaires ont eu choisir leur camp dans la lutte qui oppose le peuple vietnamien à l’impérialisme américain, s’ils se tiennent fermement du côté des masses vietnamiennes en lutte quels que soient les dirigeants qu’elles se donnent, ils n’avalisent pas pour autant la stratégie, le programme et les buts que se fixe le FNL. Ils affirment clairement que ces buts ne peuvent être ceux du prolétariat vietnamien et, même si cela semble surprendre et choquer les dirigeants de la Ligue Communiste, ils ont l’aplomb théorique de souhaiter « la défaite du FNL face aux masses vietnamiennes » (Lutte Ouvrière et la révolution mondiale, page 16), au grand dam de ceux qui depuis longtemps ont abandonné les idées et le programme du marxisme révolutionnaire.


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