lutte ouvriere
Présidentielle 2002
- déclarations au soir du premier tour -
mis à jour le 26/04/2002   

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•• Présentation
•• Après le premier tour 2002
•• Ce que nous écrivions après 1995
•• Textes divers de la campagne
•• Les affiches de la campagne

Sommaire de cette rubrique

•• Déclarations au soir du premier tour
•• Les enjeux du second tour
•• Notre analyse des résultats du 21 avril
•• Les résultats de l'extrême-gauche
•• La signification du recul du PC
•• Après le second tour

21/04 - 21h30 - Intervention télévisée d'Arlette Laguiller

     Tout d'abord, je remercie les 6% d'électeurs qui m'ont, une fois de plus, montré leur confiance et soutenu mes idées.
     Je comprends le désarroi probable des classes populaires de la possibilité de voir un homme comme Le Pen se trouver au 2ème tour.
     Personne ne veut voir Le Pen être élu, mais s'il l'était c'est-à-dire s'il obtenait 51 % des voix au 2ème tour, cela est peu probable, mais cela signifierait une modification majeure de l'opinion, un basculement d'une importance telle, que nous devrions nous défendre par de tous autres moyens que le bulletin de vote.
     Ce n'est pas en votant pour Chirac que nous changerons une telle situation.
     Car Chirac, une fois élu, ne fera même pas sa propre politique, il cherchera à plaire avant tout aux 20 % d'électeurs qui auront voté Le Pen.
     Je m'adresse une fois de plus au monde du travail pour dire : la montée de l'extrême droite dans l'opinion est préoccupante. Mais, en dehors des urnes, le monde du travail est le plus fort et personne ne sera capable de lui imposer ce qu'il refusera.
     Ce n'est pas en soutenant Chirac et en lui donnant un certificat de bonne conduite qu'on combattra les idées de Le Pen et qu'on combattra son poids dans l'opinion.
     Alors, nous devons rejeter la politique du grand patronat, qu'elle soit menée par Chirac, par Jospin ou par le Pen.
     Par ailleurs, la politique du Parti Communiste de participation au gouvernement a été radicalement censurée.
     Ce qui montre que l'extrême gauche, au-delà de son score, peut être forte de son poids dans les classes populaires.

21/04 - 20h15 - Intervention télévisée d'Arlette Laguiller

     Jospin éliminé du 2ème tour par Le Pen c'est inattendu. Mais le début de sa campagne était tellement orienté vers les électeurs du centre et du centre droit qu'il a perdu une grande partie des voix de ceux de gauche. A force de tourner le dos aux intérêts et aux revendications des travailleurs, il a, en 5 ans de pouvoir, déçu et trahi l'électorat populaire.
     C'est une défaite lamentable dont il est entièrement responsable.
     Si cela devient définitif, il pourra accuser la multiplication des candidatures, mais la multiplication existait à droite comme à gauche. Ce plus, ce n'est pas la multiplication des candidatures qui éparpille les voix. La multiplication des candidatures permet à la diversité des opinions de s'exprimer et ce n'est pas en ne permettant pas cette diversité de s'exprimer qu'on la supprime et qu'on supprime les problèmes.
     Robert Hue paie apparemment la participation du PC au gouvernement et Noël Mamère, bien qu'en faisant bien plus que Dominique Voynet en 95, le paie aussi.
     Ce n'est pas l'extrême gauche qui est responsable de cette situation. Pas plus que le fait que les Verts aient eu un candidat en la personne de Mamère, ou que Robert Hue ce soit présenté. Ceux qui pensent que c'est la diversité des candidatures qui a provoqué le recul de Jospin pourraient d'abord le reprocher à ses alliés.
     Du côté de l'extrême gauche, je maintiens son score de 95 et le dépasse même un peu.
     Olivier Besancenot réalise un très bon score, mais nous savons et nous avons dit depuis les Municipales que la LCR avait manifestement un électorat bien à elle. Mais qu'elle ne s'adressait pas au même électorat que nous.
     De toute façon, nous n'appellerons pas à voter Chirac. Nous voulons combattre Le Pen mais il ne peut se combattre que sur le plan social, par d'autres moyens que ceux qu'ont proposé Chirac ou Jospin.
     Ce n'est pas en reprenant la politique sécuritaire comme ils l'ont fait peu ou prou dans la campagne qu'on fera reculer les idées de Le Pen.