lutte ouvriere
Présidentielle 2002
- textes divers de la campagne -
mis à jour le 26/04/2002   

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Sommaire de cette rubrique

•• La profession de foi d'Arlette Laguiller
•• Extraits du discours d'Arlette Laguiller au Zénith
•• Appel d'Arlette Laguiller au meeting du 14 avril au Zénith
•• Appel d'Arlette Laguiller au meeting du 14 mars à la Mutualité à Paris

Appel d'Arlette Laguiller au meeting du 14 mars à la Mutualité à Paris

Travailleuses, Travailleurs de la région parisienne,

     Je m'adresse, comme toujours, essentiellement à tout le monde du travail, à ceux, ouvrières et ouvriers, employés du privé, enseignants, fonctionnaires, travailleurs de la Fonction publique ou des services publics, des hôpitaux, et même petits commerçants et petits paysans, qui travaillent de leurs mains et n'exploitent personne d'autre qu'eux-mêmes.
     Depuis que je monte dans les sondages, on dit beaucoup de mensonges sur mes idées, Lutte Ouvrière et moi-même. Cela ne me gêne pas vraiment car je suis fière de déranger ceux qui sont essentiellement des adversaires des travailleurs et qui n'ont rien d'autre que le mensonge pour répondre aux idées que je défends.
     Mais je voudrais vous inviter, vous, à m'entendre personnellement et directement, lors de mon meeting parisien, le 17 mars.
     J'ai toujours été et je suis toujours dans le camp des travailleurs. Cela fait des années que je mène le même combat. On me le reproche assez chez les bien-pensants et la presse du patronat.
        Je défends les mêmes idées et je n'ai jamais retourné ma veste. Et je défends ces idées parce que la situation du monde du travail n'a absolument pas changé depuis ma première candidature. On peut même dire qu'elle a empiré. Dans l'ensemble des revenus du pays, la part des revenus du monde du travail a diminué et celle de la bourgeoisie a augmenté.
     Ce qui est nouveau, aujourd'hui, dans la situation des travailleurs, c'est l'augmentation du nombre de travailleurs qui sont concernés par la misère.
     Pendant ce temps-là, les profits explosent et la fortune personnelle de quelques milliers de privilégiés ne fait qu'augmenter.
     Ce sont les plus riches qui se sont le plus enrichis tandis que le nombre des plus pauvres n'a cessé de croître jusqu'à atteindre plusieurs millions à l'heure actuelle. 6 millions de personnes vivent sous le seuil officiel de pauvreté, c'est-à-dire ont un revenu inférieur ou égal à 3 400 F par mois. Et ce sont 9 millions qui doivent se contenter de 4 200 F ou moins, mensuellement, pour survivre. Et là je ne parle pas seulement de chômeurs. Je parle aussi de gens qui travaillent, qui sont salariés et qui sont pauvres quand même. Ce sont ceux qui travaillent à temps partiel, à des horaires qu'on leur impose. C'est à prendre ou à laisser. Ou bien il s'agit de travailleurs qui ne trouvent que des emplois précaires, qui travaillent par intermittence, en fonction des missions d'intérim qu'on leur offre.
     Et comment oser affirmer que ceux qui gagnent le Smic par exemple, ou même plus, mènent une vie heureuse et confortable ?
     Voilà la vie qui est offerte à une énorme partie de la population laborieuse, au XXIe siècle, dans l'un des plus grands pays industrialisés au monde, après quatre siècles de capitalisme.
     Voilà pourquoi, n'ayant pas changé de camp, celui des travailleurs, j'ai toujours, sur le fond, les mêmes choses à défendre.
     La campagne électorale officielle va s'ouvrir prochainement : c'est pourquoi je vous invite à venir m'entendre.
     A bientôt, je l'espère.

Arlette Laguiller

dimanche 17 mars à 15 heures
Théâtre de la Mutualité
24, rue Saint-Victor - PARIS Ve
(Métro Maubert-Mutualité)