Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle, en visite samedi à Bordeaux lors de la fête départementale de LO en Gironde, prédit qu’« à force de provocations et de reculs pour les travailleurs, il y aura une révolte sociale ».
« Ce n’est pas la campagne pour la présidentielle, mais la crise et tout ce qui nous est repris au niveau de la santé et des retraites qui va, à un moment donné, déclencher une explosion sociale », a-t-elle assuré auprès de l’AFP.
« Ils n’y couperont pas car je pense qu’à force d’être acculés, à force de reculer, les travailleurs ne resteront pas les bras croisés à subir. Tout cela à des limites. A force de provocations et de reculs, il y aura une révolte sociale », a-t-elle prédit.
Malgré 0,5% d’intention de vote pour LO dans les sondages, Nathalie Artaud a assuré « ne pas trouver cela suffisant pour pouvoir tirer de conclusions sur l’état d’esprit des travailleurs ».
« Une révolte sociale c’est ce qui peut arriver, et très vite, sans qu’on le voit à travers les intentions de vote », a-t-elle dit, assurant espérer « qu’un jour il y aura un grand soir, une révolution ».
Selon elle, « il est urgent de se battre pour l’interdiction des licenciements et la répartition du travail sans diminution de salaire ». Elle estime que « combattre le chômage et le réduire complètement est possible » et qu’« un emploi n’est pas un privilège mais un droit pour tous ».
Mme Artaud a fustigé le « cynisme de Sarkozy qui accuse les travailleurs en arrêt maladie d’être des fraudeurs » ? mais a dit n’avoir « aucune illusion » en cas de retour de la gauche au gouvernement.
« Je comprend que les travailleurs exècrent Sarkozy et aient envie de l’éjecter du pouvoir, mais il n’y a aucune raison de tomber dans les bras de Hollande », a-t-elle dit, appelant « les exploités conscients de leurs intérêts à affirmer leur révolte et leurs perspectives » sur sa candidature au premier tour.
© AFP 2011, le 19/11 - 16h05
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