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L’usine de la Barre Thomas fait travailler aujourd’hui environ mille personnes à Rennes. L’effectif a diminué de moitié en 10 ans. Mais ce n’est pas assez pour les nouveaux patrons, qui veulent encore supprimer des postes de travail.
Ils parlent de « départs volontaires » mais quoi qu’ils proposent, ils ont décidé de détruire des emplois avec, pour conséquence, encore plus de chômage et un appauvrissement des familles ouvrières de la région.
Ce qui se passe à la Barre Thomas se passe aussi dans bien d’autres entreprises. Alors, il reste à unir nos forces pour arrêter cette hémorragie de l’emploi.
Le PDG du site PSA de La Janais, Jean-Luc Perrard, a cru bon d’intervenir dans Ouest-France pour faire part de sa vision de l’avenir de l’usine.
En effet, suite à l’alliance de PSA et General Motors, le projet d’un nouveau véhicule fabriqué à Rennes est suspendu et le bruit d’une éventuelle fermeture de l’usine s’amplifie.
Ce monsieur maintient le flou mais envoie un message clair aux ouvriers. Pour éviter la fermeture, il faut démontrer que celle-ci est performante. En clair, elle serait en concurrence avec les autres usines des deux groupes.
Il essaie ainsi de dresser les ouvriers les uns contre les autres pour mieux les attaquer tous.
La seule réponse au piège tendu sera de se battre tous ensemble par-delà les usines et les frontières pour défendre tous les emplois en imposant aux patrons le partage du travail entre tous avec maintien des salaires.
Plus de 400 travailleurs venus d’Angers et de Cesson-Sévigné de l’entreprise Technicolor (ex-Thomson) ont manifesté, mardi dernier, dans les rues de Rennes.
Ils font face à un plan drastique de réduction des effectifs du groupe Technicolor en Europe : 125 en France dont 44 à Cesson et la fermeture du site d’Angers comptant 330 travailleurs.
« Il n’est pas question qu’on se laisse faire », dit l’un d’entre eux. Seule la lutte peut faire reculer des actionnaires toujours plus avides de préserver leurs profits.
Le groupe Doux avait, en 1998, racheté Frangosul, une entreprise brésilienne, devenant ainsi le « numéro 1 » de la volaille dans le monde. Mais cette filiale accumulerait, selon la presse, 294 millions d’euros de dettes et plomberait les résultats du groupe. Conséquence, selon les syndicalistes : « Onze sites fermés en Europe et des milliers d’emplois supprimés ». Interrogé par les responsables syndicaux, Doux estime n’avoir de comptes à rendre à personne.
La transparence des comptes de ces groupes capitalistes qui exploitent les travailleurs dans le monde entier est une nécessité vitale pour toute la société.
RENNES (35) Le réseau de transport de l’agglomération rennaise est exploité
par Kéolis depuis 2006 mais le contrat arrive à échéance le 31 décembre prochain. Cela peut paraître éloigné mais Véolia, attiré par l’odeur de l’argent, serait candidat à la reprise. Il faut dire que les recettes d’exploitation seraient de 83,3 millions d’euros pour la seule année 2011 !
Daniel Delaveau, président de Rennes Métropole fait mine de s’en réjouir.
En tout cas, il a l’air de trouver tout à fait normal que des services publics servent de mangeoire aux voraces requins de la finance internationale !
Depuis le mois d’octobre dernier, des familles sans abri vivaient dans une maison inoccupée à Rennes.
Le jeudi 6 avril, les gendarmes et la police les ont délogées pour permettre au groupe Bouygues de réaliser un projet immobilier.
Bien triste illustration d’une société qui s’attaque aux plus démunis pour favoriser les plus riches.
Une des trois agences de Pôle emploi de Saint-Brieuc devrait fermer, fin juin, parce qu’« une réorganisation... implique la fermeture d’une agence ».
Les deux autres agences de la ville étant déjà surchargées, on se demande bien comment pourraient être « accueillis » les 2 000 chômeurs de ce bureau.
« Une communication officielle » devrait paraître à la suite d’un « groupe de travail » qui se réunirait le 3 avril.
La totalité des salariés des trois agences n’ont pas attendu cette « communication » ni la « solution transitoire... à trouver » du directeur territorial de Pôle emploi, pour se mettre en grève.
La campagne d’hiver des Restos du cœur s’est achevée. Durant 17 semaines, plus de 815 000 repas ont été servis en Ille-et-Vilaine, soit une hausse de 1,8 à 2 % par rapport à la saison 2010-2011. Une situation révoltante dans un des pays les plus riches du monde.
La presse s’émeut des candidats au permis de conduire obligés de repousser leur examen du fait de la grève des inspecteurs. Une belle hypocrisie quand on connait les délais normaux : 45 jours en moyenne pour repasser le permis en cas d’échec ! Il est donc évident que les effectifs sont insuffisants mais les salaires aussi. Les grévistes réclament 50 euros par mois, ce qui est modeste vue l’augmentation des prix. A Rennes, 50 % d’entre eux sont en grève et ils ont bien raison de se défendre.
En tournée à Fougères et Vitré mardi, Sarkozy était flanqué des deux députés « centristes » du cru, Méhaignerie et Benoît : il s’en est pris à l’Europe « passoire », aux indemnités de chômage qu’il prétend conditionner à de nouvelles obligations, et il a fait une fois de plus l’apologie des heures supplémentaires…
Mais il a aussi, tel un « bon seigneur » rendant visite à ses sujets, mangé humblement dans un restaurant ouvrier. Flanqué de ses vassaux, il a aussi débité son sermon dans une usine.
Tout ce cinéma a peu de chances de faire oublier qu’il est le serviteur des riches.
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