Le vice-président du Conseil Régional et militant PC, André Pamboutzoglou, devant le nouveau plan de licenciements annoncé par le groupe ADI a reconnu que le Conseil Régional avait « peut-être » été mené en bateau par les dirigeants de cette société. Il faut dire que ADI, sous prétexte d’une baisse des commandes s’apprête à recevoir des pouvoirs publics dont la Région, un budget de 2,8 millions d’euros pour financer un plan de formation pour « amortir la baisse de charge et sauvegarder les emplois ».
Les subventions ne sont même pas encore versées que la direction annonce la suppression de 49 postes sur deux des trois unités brivistes du groupe : Deshors Adi et Deshors moulage, c’est-à-dire sur un total de 349 salariés. Elle prétend maintenant que cette aide ne suffira pas à compenser la baisse des commandes. Dans la troisième unité, Mécalim, il y a déjà eu une vingtaine de licenciements il y a un an, et les ouvriers y subissent du chômage partiel.
Il y a 7 ans, ADI a racheté l’entreprise Deshors qui, soit-disant en difficulté, venait de procéder à des licenciements. Elle venait déjà tout juste d’être aidée par la Région à déménager dans des bâtiments tout neufs. ADI est un groupe qui possède d’autres unités en dehors de la France, il travaille pour l’aéronautique en particulier pour la SNECMA du groupe SAFRAN, ce n’est pas une « PME » !
Les pouvoirs publics et en particulier le Conseil Régional s’apprêtent donc encore une fois à donner de l’argent public à un groupe qui a fait des profits et qui se permet de continuer le chantage à la baisse d’activité pour empocher les aides et licencier quand même.
S’il y a une baisse d’activité, il faut imposer le partage du travail entre tous les salariés du groupe, sans chômage partiel, sans baisse de salaires, en prenant sur les profits des années passées réalisés par ADI comme par SAFRAN.
-