À l’heure où les médias font leurs gros titres sur la petite délinquance, on passe allègrement sous silence une autre forme de délinquance qui frappe de plus en plus de travailleurs, c’est la délinquance patronale.
Ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur. On voit ainsi des patrons licencier pour n’importe quel prétexte, parce qu’un travailleur a demandé qu’on lui paie ses heures supplémentaires ou à être payé au niveau où il doit l’être. On voit des patrons refuser à leurs salariés leurs congés annuels et les obliger à travailler 12 mois sur 12 ! On voit des patrons ne plus payer leurs travailleurs pendant des mois (cas récent de l’entreprise GLBR).
Mais il y a aussi des centaines de travailleurs isolés qui sont dans ce cas là et qui doivent attendre parfois plusieurs mois que l’affaire soit jugée devant les prud’hommes pour être enfin payés. On voit même des patrons s’en prendre physiquement, directement ou par nervis interposés, aux travailleurs revendiquant leurs droits, mettre hors service le moteur d’une voiture d’un délégué syndical, payer des délinquants pour mettre le feu à sa case.
Eh bien, cette violence, ce vol permanent des travailleurs, bien peu en parlent. Parce que ceux qui sont en cause, ce ne sont pas les petits flambeurs de quartiers. Non, ce sont des gens qui disposent de plusieurs comptes en banque, qui se paient des 4x4 dernier cri, ont plusieurs villas, mais qui trouvent que les travailleurs en demandent toujours trop.
Ces gens-là, les flics et la justice ne les touchent pas, car ce sont des gens « bien », qui ont du bien. Ces gens-là qui forment la classe bourgeoise sont intouchables dans le régime actuel. La justice, les politiciens leur trouvent toujours une excuse car dans ce monde c’est le fric qui prime sur tout. Et celui qui n’en a pas n’est rien !
Ce monde est fou. Espérons que sa folie le perdra.
-