Plusieurs députés de droite, dont Douste-Blazy, aujourd’hui ministre de la Santé, ont déposé un projet de loi pour que soit reconnu « l’oeuvre positive de l’ensemble de nos concitoyens qui ont vécu en Algérie pendant la période de la présence française ».
En cette période où l’importance du « devoir de mémoire » est à juste titre soulignée, il faut rappeler à ces députés et autres sommités que leur mémoire est étonnamment sélective.
Oubliés les centaines de milliers de morts de la conquête coloniale et des premières décennies de la présence française en Algérie.
Oubliés les soudards de Bugeaud (soudard lui-même quoique ayant le titre de général) dont les razzias meurtrières entraînèrent non seulement une dépopulation du pays mais une spoliation des terres destinées à satisfaire les appétits des gens alors venus de métropole.
Oubliés le code d’indigénat qui soumettait les Algériens à une justice expéditive et d’exception. Oubliés les massacres de Sétif et Guelma perpétrés le 8 mai 1945 contre une population qui manifestait pour ses droits nationaux. A l’époque, les partis de gauche PS et compagnie étaient au gouvernement en France. Oubliés encore les centaines de milliers de morts et les milliers de tortures de la guerre d’Algérie.
Quand Douste-Blazy et ses amis se penchent sur le passé, c’est pour gommer la vérité en occultant tout ce qu’il avait de monstrueux pour les populations les plus pauvres et d’heureux pour quelques privilégiés.
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