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Le mensuel de La Réunion
Île de la Réunion
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Après le passage de Gamède.

(Communiqué de Lutte Ouvrière du 05 mars 2007)

Le cyclone Gamède a causé de gros dégâts et dommages. Si un tel phénomène météorologique est somme toute assez fréquent dans la région, ses effets ne doivent pas tous être mis sur le compte de la fatalité.

Plus de 100 000 foyers ont été privés d’électricité et autant d’eau potable. De nombreuses routes principales et secondaires ont été coupées. Les conséquences auraient-elles eu autant d’ampleur si les arbres ou les branches qui ont cassé les fils électriques avaient été élagués suffisamment à l’avance et si le réseau électrique avait été régulièrement inspecté par EDF, comme cela se faisait auparavant ? Il faudrait du personnel en nombre plus important, ce à quoi se refuse EDF, alors même que les abonnés ont nettement augmenté ces dernières années.

Combien de ravines ou de rivières auraient dû être endiguées pour éviter qu’elles ne débordent ou ne sortent de leurs lits, mettant en péril des habitations ? Des enveloppes budgétaires existaient pour cela mais elles n’ont pas été utilisées. Même le président de la Région l’a reconnu.

Aujourd’hui, les autorités font mine de découvrir « des retards dans les infrastructures » ; retards qui sont dus à des responsabilités humaines et pour lesquels il ne suffit pas d’invoquer les fureurs de la nature.

Gamède a également contraint plusieurs dizaines de milliers de travailleurs à ne pas se rendre sur leur lieu de travail. Des entreprises seront sans doute indemnisées pour leurs pertes ou bien elles pourront faire jouer leurs assurances. Mais qui indemnisera les travailleurs ? Dans le BTP, par exemple, les patrons locaux ne cotisent pas à la Caisse nationale pour les intempéries, sous prétexte qu’il n’y en a pas beaucoup à la Réunion ! Alors, les ouvriers de ce secteur qui le peuvent, devront prendre sur les RTT ou sur leur quota d’heures supplémentaires pour ne pas perdre une partie de leur salaire.

Baroin, le ministre de l’Outre-mer, est venu dire qu’il fallait « faire jouer la solidarité ». Mais en guise de solidarité, pour les travailleurs il n’y a que du vent !


 

 
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