La liste de l’UMP a reçu un camouflet lors des élections régionales, et c’est tant mieux. Elle n’a recueilli que 25 % des voix au premier tour et 32 % au second payant ainsi son soutien à la politique anti-sociale du gouvernement Chirac-Raffarin. Dans les dix-neuf communes qu’elle dirige, elle a été souvent devancée par la liste de Paul Vergès.
La liste l’Alliance (PCR, Freedom et autres groupes politiques) a obtenu plus de 34 % des voix au premier tour et près de 45 % au second. Quant à la liste PS-Verts, avec ses 16 % du premier tour et ses 22 % du second, elle a enregistré un score supérieur à celui des deux listes socialistes de 1993.
La gauche a donc tiré profit du vote sanction à l’égard de la politique du gouvernement. Cependant, le vote des électeurs ne signifie pas pour autant une approbation de la politique menée par la gauche pendant six ans à la Région. Paul Vergès lui-même a reconnu ce fait le soir des élections.
Au-delà de l’appel à sanctionner la politique du gouvernement, les programmes des deux listes de gauche ne proposaient rien de bon pour réduire efficacement le chômage, le principal fléau qui touche plus de 100 000 personnes.
Quant à la liste Lutte Ouvrière - M.A.R.O.N., elle a obtenu 4 249 voix, soit 1,55 % des suffrages exprimés. En 1998, la liste Lutte Ouvrière avait recueilli 2 825 voix soit 1,26 % des voix.
Les électeurs qui ont porté leurs suffrages sur notre liste ont voulu exprimer outre leur opposition à la politique réactionnaire du gouvernement, leur accord avec le programme d’urgence que nous avons défendu pendant la campagne. Ils ont voulu sanctionner la droite sans amnistier la gauche.
Les élections sont terminées. La droite a été désavouée. Mais nous devons être conscients que la victoire de la gauche aux élections régionales ne nous protègera pas des coups du gouvernement Raffarin III et du grand patronat.
Les militants de Lutte Ouvrière continueront à poursuivre leur combat parmi les travailleurs, les chômeurs et les jeunes afin de les convaincre qu’il ne faut pas compter sur les élections, et qu’il y a d’autres voies efficaces : celles de la lutte collective, si nous ne voulons pas continuer à subir le chômage, la misère et toutes les détresses qui les accompagnent.
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