À partir du 1er janvier 2009 certaines aides de l’État seront revalorisées. Par exemple, les prestations familiales augmenteront de 3%, les aides au logement de 2,95%, le RMI de 1,5 %...
Ces augmentations appliquées à des montants peu élevés donneront toujours des revenus faibles. Ainsi, une famille de deux enfants touchera 123,92 euros d’allocations familiales, l’allocation mensuelle de base de la Paje (Prestation d’accueil du jeune enfant) passe à 177,95 euros, tandis que le montant du RMI pour une personne seule sera de 454,63 euros.
De plus, ces augmentations risquent d’être nul d’effet car dans le même temps augmenteront, entre autres, la redevance audiovisuelle qui sera désormais indexée sur l’inflation, le prix des passeports et surtout les assurances habitation et les mutuelles.
En revanche, pour les patrons et les riches le traitement sera de faveur puisque les mesures d’aides accordées aux entreprises, notamment dans le BTP et l’automobile, se chiffreront en centaines de millions.L’année 2009 sera aussi celle de l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi pour le développement économique de l’Outre mer (LODEOM), anciennement la Loi Programme.
Chaque année, pendant au moins cinq ans, des millions atterriront dans les poches patronales, sous forme d’exonérations de charges sociales, d’allègements fiscaux, d’exonérations de taxes professionnelles, etc.Patrons choyés, travailleurs méprisés, ne faut-il pas inverser le cours des choses ?
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