Après la baisse du remboursement de divers médicaments, la hausse du forfait hospitalier et la réduction du budget des hôpitaux, le gouvernement lance une nouvelle offensive contre les malades.
Il veut réduire la liste des maladies relevant du régime des « affections de longue durée » donnant droit à une prise en charge à 100 %, en commençant par en retirer « l’hypertension bénigne », expression dénuée de sens, car toute hypertension non contrôlée est dangereuse à terme.
D’un côté, les malades atteints de graves maladies devront se saigner aux quatre veines pour se soigner, de l’autre les trusts de la pharmacie se voient offrir des crédits-recherche (qui ne sont pas forcément destinées à la recherche médicale proprement dite) après avoir obtenu la liberté de fixer les prix des nouveaux médicaments.
Le budget de l’État doit servir à satisfaire les besoins de la population et non à engraisser encore plus la bourgeoisie.
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