L’octroi de mer est un impôt assis sur les marchandises importées dans l’île. La justification de cet impôt est soi-disant de protéger de la concurrence les productions locales. On y retrouve aussi bien le lait que les bières… ou les voitures, même si aucune production de véhicule n’existe dans l’île !
La crise du pouvoir d’achat des salariés et des petits revenus a entraîné cette année une mévente chez les concessionnaires automobile, avec pour conséquences une baisse importante des recettes d’octroi de mer. Or celui-ci participe en moyenne à hauteur de 50 % au financement des communes.
Celles-ci ont donc du souci à se faire quand il s’agira de boucler leur budget en 2010. Car à leur déficit permanent il faudra ajouter la baisse de l’octroi de mer et la suppression décidée par le gouvernement de la taxe professionnelle payée par les entreprises, autre source importante de financement pour les communes.
Pour équilibrer les budgets communaux, la ponction sera encore plus forte sur la population. Elle se fera par l’augmentation des impôts locaux ou par un endettement plus grand des communes auprès des banques, ce qui au final revient au même. Et certains députés, toujours à l’affut des mauvais coups, en profitent pour demander la suppression des abattements sur l’impôt sur le revenu, spécifiques à la Réunion.
N’y aurait-il pas d’autres solutions : par exemple que l’État prenne sur son budget pour aider financièrement les communes, et qu’il soit pris sur les profits de la bourgeoisie pour financer les services publics !
-