Parmi les employés communaux
À Sainte-Suzanne, la mobilisation populaire grandit. Les employés communaux ont fait grève pour leurs salaires. La maire et les adjoints qui ont reçu une délégation des grévistes leur ont déclaré être d’accord pour se pencher sur le sort de ceux qui touchent moins de 1200 € par mois. C’était là reconnaître qu’un grand nombre est toujours dans ce cas-là, souvent après de nombreuses années de travail. Et les autres ?
Parmi les arguments de la mairie pour justifier la non-acceptation des revendications des employés, il y a le rétrécissement du budget communal du à l’étranglement financier que fait subir l’État à toutes les collectivités territoriales, à commencer par les communes. Cet argument est juste. Mais au lieu de le jeter à la tête de ceux qui revendiquent à juste titre, les maires feraient mieux de se demander comment ils pourraient contraindre l’État à desserrer les cordons de la bourse, y compris en mobilisant les employés communaux et plus largement les habitants de la commune.
À la Réunion, plusieurs communes sont dirigées par des maires du PCR. Ne pourraient-ils voir ensemble les moyens collectifs qu’ils auraient pour s’opposer à l’État ?
Dans les écoles
Il y a eu aussi à Sainte-Suzanne la mobilisation des parents d’élèves des écoles où le rectorat menace cette année encore de supprimer des classes (trois classes après les trois en 2010). Cette décision n’est ni plus ni moins qu’une agression contre le droit à l’éducation des enfants, en particulier des enfants de familles pauvres. C’est du racisme de classe qu’il n’est pas question d’accepter.
Contre Véolia
Plusieurs dizaines d’abonnés à Véolia se sont mobilisés contre l’augmentation scandaleuse de leurs factures d’eau. Face à ce mouvement, Véolia a accepté de revoir ces factures, souvent erronées. Si les usagers n’avaient pas bougé, ils auraient dû passer à la caisse, gonflant ainsi encore plus les bénéfices de la multinationale. La distribution d’eau devrait être un service public, et non une pompe à fric pour capitalistes !
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