À Madagascar, d’après le Bureau International du Travail, un enfant sur cinq de moins de 5 ans à 9 ans, et un enfant sur deux âgé de 10 à 14 ans travaille afin d’aider sa famille à subvenir à ses besoins. Telle est la conséquence de l’extrême pauvreté dont sont victimes les travailleurs malgaches, dont les salaires ne suffisent pas à couvrir leurs besoins élémentaires : se nourrir, se loger, se soigner.
Ceci a pour conséquence que ces enfants ne fréquentent plus les bancs de l’école mais s’éreintent aux travaux les plus durs. La majorité d’entre eux travaillent dans l’agriculture, l’élevage et la pêche (33 %), dans les commerces et les services (24 %), et même dans les mines (11 %). Payés à des tarifs encore inférieurs à ceux de leurs parents, ils permettent surtout aux patrons de Madagascar, et aux nôtres, d’accumuler de la richesse à bon compte.
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