En 2008, la Sécurité sociale de la Réunion a versé aux assurés deux milliards et demi d’euros sous forme de prestations sociales. Dans le même temps, les recettes encaissées ont été de l’ordre de 1,5 milliards, moins que le montant de dépenses de la seule assurance maladie qui était de 1,9 milliards. Il y a donc eu un déficit d’un milliard d’euros.
Ce trou est dû en premier lieu au chômage massif qui touche les travailleurs et qui amoindri de ce fait les rentrées. Mais même en l’état, le déficit serait bien moins important si la grande majorité des patrons n’étaient pas exonérés pour toute ou partie de leurs cotisations et si tous réglaient le peu qu’ils leur reste à payer.
En 2008, le montant des exonérations de cotisations patronales permis par la Loi d’orientation pour l’Outremer (Lodeom), et dont les patrons réunionnais bénéficient pour une grande part, était estimé à 1,17 milliards d’euros pour l’ensemble des Dom. Ces exonérations ont augmenté de 9,6 % en deux ans et de 450 % entre 1999 et 2006. Pour sa part, l’État qui devrait compenser ces cadeaux faits au patronat des Dom ne règle pas la totalité de ses dettes, loin s’en faut. Il doit à la Sécurité sociale environ 300 millions d’euros.
Quand on dit que les patrons coûtent cher à la société !
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