Après les employés communaux de Sainte-Suzanne, ceux de la restauration du Port se sont mis en grève pour 1300 € minimum. Les mairies (de gauche dans ce cas), ne se sont pas déclarées opposées sur le fond à la revendication salariale, mais ont dit aux grévistes que les ressources dont elles disposent sont insuffisantes pour satisfaire les revendications. Même s’il contient parfois une part de vérité, cet argument ne peut pas être reçu par les travailleurs car il dédouane l’État de ses responsabilités.
Si l’État étrangle les finances locales, s’il ne dégage pas les sommes nécessaires à l’augmentation des salaires et à la titularisation des employés communaux, c’est qu’il les réserve pour renflouer les banques responsables de la crise financière ou encore les patrons de l’automobile.
C’est parce qu’il exonère les patrons de cotisations sociales, les subventionne par le biais de la commande publique.
Alors, il ne suffit pas de dire aux travailleurs « nos caisses sont vides ». Il s’agit de voir avec eux quels moyens collectifs il y aurait pour faire payer l’État, pour que l’argent public aille vraiment au service public et à ceux qui le servent.
Voilà quelle devrait être l’attitude d’une municipalité proche des travailleurs.
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