Dimanche, 23 mars Nassimah Dindar a été reconduite à la tête de la présidence du Conseil général. Quelques jours plus tôt, les élus de droite majoritaires au sein du Conseil, s’étaient réunis au grand complet et avaient été unanimes pour soutenir la candidature du maire de Sainte- Marie, Jean-Louis Lagourgue.
Mais coup de théâtre, c’est finalement Nassimah Dindar, une des dirigeantes locales de l’UMP lâchée cette fois-ci par ses pairs qui l’a emporté… grâce aux voix de la gauche. En contrepartie Dindar a accepté de donner la première vice-présidence au PCR et la seconde au PS.
Si la gauche et Nassimah Dindar, expliquent cette « ouverture » comme étant respectueuse du choix des électeurs, à droite on crie à la trahison. Mais plus concrètement, si la gauche ne voit pas d’inconvénients à s’unir à la droite (même à une partie de celle-ci), n’est-ce pas plutôt parce que leurs politiques respectives ne sont pas si éloignées les unes des autres ? Et ce qu’il y a de commun dans ces politiques, c’est avant tout la défense des intérêts des nantis aux dépens de ceux des travailleurs et des plus pauvres. C’est d’ailleurs ce qui permet aux transfuges du PS qui siègent aujourd’hui au sein du gouvernement Sarkozy de ne pas se distinguer de leurs homologues de droite ; c’est ce qui permet aussi à la gauche quand elle dirige le gouvernement de mener une politique dont la droite n’aurait pas à rougir.
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