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Le mensuel de La Réunion
Île de la Réunion
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DANS LE BTP ET AILLEURS : NON À LA BAISSE DES SALAIRES !

Peu après la grève de 2009, la FRBTP (le syndicat patronal des grosses entreprises du BTP) avait signé avec les syndicats ouvriers le principe de l’intégration de la prime Cospar dans les salaires. À l’issue des trois premières années d’application, la même FRBTP revient sur son engagement sous prétexte de « crise ».

Mais la crise, ce sont d’abord les ouvriers du BTP qui l’ont subi puisque dès 2010 près de la moitié d’entre eux se sont retrouvés au chômage.

Les patrons ont repris ensuite une partie des permanents en CDD qui avaient été licenciés en leur imposant la précarité et des baisses de salaire. Les grandes entreprises telles Eiffage, SBTPC ou GTOI se sont donc données les moyens de garder la tête hors de l’eau et de continuer à faire des profits, raflant tous les gros chantiers lors de la reprise en 2011.

Les patrons de ces entreprises parmi les plus profitables osent déclarer aujourd’hui qu’elles sont incapables de continuer à payer les 50 à 65 € par mois de la prime Cospar à leurs salariés. C’est un mensonge. En fait les patrons du BTP ont fait leurs comptes : en cessant de verser la prime Cospar aux 17 000 salariés de la branche, c’est 12 millions d’euros d’économie qu’ils escomptent réaliser en année pleine.

La FRBTP est une partie du Medef. Son revirement s’inscrit dans un raidissement des positions patronales concernant les salaires. En France, l’entreprise Montupet, un sous-traitant de l’industrie automobile entend baisser les salaires des ouvriers de la fonderie aluminium de 25 %. Contre ce choix patronal inacceptable, les travailleurs de l’entreprise sont en grève totale. 
 De façon générale, les salaires perdent tous les jours du terrain par rapport aux prix. C’est-à- dire que tous les travailleurs sont concernés.

La riposte doit donc être collective. C’est tous ensemble que les travailleurs doivent exiger qu’il ne soit pas touché aux salaires, même quand ceux-ci sont versés sous forme de primes. Et d’ailleurs, dans une période où les prix augmentent, il faut que les salaires suivent une courbe analogue. C’est seulement ainsi que le pouvoir d’achat des classes populaires pourra être préservé.


 

 
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