Les salariés en contrats aidés ont manifesté à plusieurs reprises ces dernières semaines. Ils voulaient être payés et surtout ils réclamaient le renouvellement en nombre de leurs contrats.
Leurs craintes viennent du fait que dans le cadre de la lutte contre le chikungunya, les collectivités auraient déjà utilisé et épuisé le quota de contrats prévu pour le premier semestre de 2006. Ces emplois ont par ailleurs fait la preuve de leur utilité : dans les écoles, pour la protection de l’environnement, dans l’aménagement des espaces verts et des aires de pique-nique, dans les animations culturelles et sportives...
Lors de sa venue dans l’île, Borloo avait bien promis la signature de 75 000 contrats aidés sur trois ans, soit 25 000 par an. Or, à ce jour, moins de 2 000 contrats ont été signés. Pourtant la demande existe, comme existent aussi ceux qui ont besoin de travailler.
Il faut exiger du gouverne-ment des emplois pérennes pour tous. Il faut exiger aussi que l’argent soit destiné aux besoins de la population et non à garantir les profits patronaux.
-