Vingt-huit familles habitant toujours sur le front de mer de Beaufonds sont aux prises avec la Semac (Société d’économie mixte d’aménagement et de construction) qui veut récupérer le site pour y aménager un espace public ludique dans cette zone désormais classée inondable.
Ces familles, sous le coup de procédures d’expropriation, n’acceptent pas les montants qui leur sont proposés pour le rachat de leurs logements. Les offres de la Semac sont comprises entre 21 000 et 40 000 euros alors que pour ces habitations les occupants ont dépensé depuis vingt ans le double, voire le triple.
De plus, ils craignent, à l’instar de leurs anciens voisins, de devoir contracter de nouveaux crédits pour emménager dans leurs futurs logements.
Depuis 2004, quarante-huit familles de cette même cité ont accepté les propositions de la Semac et ont quitté progressivement leur habitat au profit d’autres logements. L’état de leurs anciennes habitations qui étaient devenues vétustes en peu de temps a dû beaucoup peser dans leur décision.
Il est totalement anormal que ces bâtiments construits à la fin des années 1980 aient été classés insalubres quelques années seulement après leur construction juste parce que les sociétés immobilières et les financeurs, souvent des organismes publics quand il s’agit des logements sociaux, n’ont pas voulu mettre suffisamment d’argent pour garantir leur état et leur pérennité.
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