Il y a quelques mois, le patron d’Incana, mis en cause suite au décès d’un ouvrier sur le chantier de la route des Tamarins, avait été condamné à une amende de quelques milliers d’euros.
Le 28 octobre, la Cour d’appel a cette fois-ci déclaré coupable le patron de Réel, sous-traitant d’EDF, pour avoir envoyé un ouvrier sur une échelle en tête d’un poteau de douze mètres, sans ligne de vie pour le maintenir. Après une chute de onze mètres, l’ouvrier a perdu la vie sur un chantier à Montvert-les-Hauts. Pas de prison, même avec sursis, pour le patron de Réel, qui peut encore porter l’affaire en cassation, mais seulement une amende de 15 000 euros.
Bien que condamnés, les patrons s’en sortent à bon compte et ils continuent souvent à faire travailler les ouvriers sans leur donner les moyens d’assurer leur sécurité.
La loi leur permet de continuer à diriger leurs entreprises et à faire du fric, même au prix de vies humaines.
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