Après un an passé à la tête du Conseil régional, Didier Robert se dit satisfait, en particulier de l’accord signé avec le gouvernement dit accord « Matignon 2 » et qui octroie à la Région une enveloppe de 2,2 milliards d’euros pour de grands travaux initiés par elle, d’ici à… 2020.
Les deux tiers de cette somme, soit 1,6 milliards, devraient être consacrés à la construction de la future route du littoral, c’est-à-dire à un ouvrage qui ne fera qu’encourager l’utilisation de la voiture comme principal moyen de transport. Au contraire d’une telle politique ce sont les transports en commun qu’il faudrait développer, ne serait-ce que pour alléger le budget d’une partie des actuels usagers de la route, qui n’ont aujourd’hui que la voiture comme seul moyen de déplacement. Les services publics, dont ceux des transports, Robert s’en moque éperdument. Même sa promesse de Trans éco express (TEE), les fameux 2000 bus, c’est du vent. D’ailleurs Robert en parle aujourd’hui comme d’un « sujet sensible » qui demande le concours d’autres collectivités dont le Conseil général et les communautés des communes. Car avec l’enveloppe de 250 millions que la Région dédie au TEE, il est impossible de faire circuler 2000 bus de plus.
Didier Robert ne veut donc pas nous transporter mais simplement nous rouler.
-