Lors d’une opération menée le 15 septembre dernier par plusieurs inspecteurs du Travail, il a été constaté que « 60 % des chantiers étaient équipés de vestiaires, sanitaires et réfectoires, contre 67 % en 2009 et 80 % en 2010, que seuls 66 % étaient équipés en eau potable, contre 85 % en 2009 et 93 % en 2010, que seuls 25 % étaient équipés de grue, contre 62 % en 2009 et 36 % en 2010 » (le Quotidien du 9 novembre 2011). En clair, il s’agit d’une nette dégradation des conditions de travail dans le BTP.
Les inspecteurs du Travail ont aussi constaté que 80 % des ouvriers agricoles employés à la coupe de la canne n’étaient pas déclarés. Ils ont donc dressé des procès verbaux d’infraction à la législation… ce qui a déclenché l’ire des patrons-planteurs de la CGPER, pour qui s’asseoir librement sur le peu de lois sociales existantes semble aller de soi.
Pour le patronat, investir dans la sécurité, l’hygiène ou le confort des travailleurs, c’est autant de profits en moins. Mais quand ces investissements ne sont pas faits, c’est autant d’accidents et parfois de morts en plus pour les ouvriers.
-