Non content d’avoir institué une journée de solidarité avec les vieux entièrement payée avec la sueur des travailleurs, non content de vouloir faire trimer les salariés jusqu’à 67 ans, Sarko et les siens nous annoncent à présent leur volonté de lever un nouvel impôt sur les salaires des plus de 50 ans et les retraites pour, disent-ils, financer la « perte d’autonomie ».
Dans son programme électoral Sarkozy avait lancé l’idée de la création d’une « cinquième branche » de la Sécurité sociale qui aurait dû justement couvrir ce risque.
Aujourd’hui il y renonce en avançant toujours l’éternelle rengaine selon laquelle les caisses de la Sécu sont vides. Et comme elles sont vides (à cause des licenciements massifs et des exonérations de cotisations patronales), il en déduit que ce sont aux travailleurs et à eux seuls de payer.
Comment ? En augmentant le pourcentage de la CSG sur les salaires et les retraites par exemple... ou en nous obligeant à contracter une assurance supplémentaire auprès d’une mutuelle, d’une société d’assurance ou de prévoyance.
Lui qui fréquente les Bettencourt, Arnaud, Mulliez et autres Châteauvieux sait bien que la richesse est du côté de ces gens-là.
Mais en bon serviteur des grands patrons, il est trop pleutre pour s’en prendre à ces nantis. Il préfère s’attaquer aux travailleurs.
-