Au Crédit Agricole, la direction n’a toujours pas digéré que les employés se soient mis en grève pour des augmentations de salaires en début d’année.
Estimant qu’il y avait eu entrave à la liberté du travail et déprédation de matériel (litanie bien connue des patrons opposés à la liberté de la grève), la direction de la banque a intenté un procès aux militants de la CFDT qui organisaient ce mouvement.
Le but était bien de casser le syndicat et de se débarrasser de ses principaux militants. Le Crédit agricole a donc réclamé à ces syndicalistes une astreinte de 100 000 € et 10 000 € de frais de dossier. Les chiffres ne font pas peur aux banquiers, surtout quand il s’agit de les engranger !
Manque de chance, le tribunal a jugé les prétentions du CA démesurées et ne lui a accordé que… 600 € d’astreinte.
C’est encore 600 € de trop. Quant aux augmentations de salaires non accordées, elles sont toujours à l’ordre du jour !
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