Du 8 au 12 février les travailleurs de l’entreprise Fumaison Créole, une entreprise de fabrication de charcuteries située dans la zone industrielle de Bras Panon, se sont mis en grève pour entre autres, une augmentation de salaires, l’octroi d’un treizième mois, le paiement des heures supplémentaires, l’arrêt des pressions...
Les salariés ont considéré que pendant plusieurs années ils ont fait des efforts et des sacrifices sans que le patron n’ait daigné rien donner en retour.
Les salaires, pour la majorité d’entre eux, n’excédent pas 1090 euros, avec plus de 7 ans d’ancienneté. Les heures supplémentaires n’ont jamais été payées. Il y a deux ans, lorsque l’entreprise a déménagé de Ste Marie pour s’installer à Bras Panon, plusieurs travailleurs ont dû faire le trajet depuis Ste Marie ou St Denis sans percevoir aucune indemnité supplémentaire. Ajouté à cela les pressions, voire les insultes du patron ou du chef d’atelier qui trouvent que les ouvriers ne produisent pas suffisamment et la coupe a été vite pleine.
Pendant 5 jours donc, les 6 salariés grévistes ont bloqué la production. Plus de saucisses ou de boucanés ! Le patron lui-même et le chef ont dû s’y mettre pour essayer d’honorer les commandes. Certains clients faisaient même demi-tour en voyant les grévistes devant le portail de l’entreprise.
Dès le premier jour de grève, en réponse aux revendications des salariés, le patron prétexta des difficultés financières et menaça de licencier 4 salariés, voire même de mettre la clé sous la porte.
Les salariés ayant continué la grève, le patron a commencé à mettre en oeuvre son plan de licenciement.
Le lundi 14, un accord a été finalement trouvé et les salariés ont décidé de reprendre le travail. En contrepartie, le patron s’est engagé à ne pas licencier et à appliquer la convention collective qui prévoit notamment le paiement d’un treizième mois et des primes d’ancienneté.
Les salariés ont gagné mais craignent quand même que le patron ne revienne sur sa décision.
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