À NABELEC, une entreprise située à Sainte-Suzanne, une provocation de trop du patron a déclenché la réaction des travailleurs. Le patron avait en effet décidé la mise à pied d’un chauffeur. En solidarité, cinq de ses camarades ont refusé de reprendre le travail. Le lendemain, une douzaine d’ouvriers se mettaient en grève. Un cahier de revendications de douze points a été rédigé. Il exigeait en particulier le respect de l’application de la convention collective du bâtiment (application des coefficients donc augmentation des salaires, primes de déplacement et de paniers, jours de RTT...), l’arrêt des licenciements, le retrait des sanctions et l’organisation d’une élection de délégués du personnel.
Après quatre jours de grève, les ouvriers de NABELEC n’ont pas obtenu satisfaction sur toutes leurs revendications. Mais le patron a tout de même signé un protocole d’accord où il acceptait l’application de la convention et l’organisation des élections.
-