Jeudi 23 février, les dockers se sont mis en grève. Les employeurs de la cinquantaine de conducteurs de chariots cavaliers avaient décidé de déclasser ces derniers, alors même qu’ils avaient suivi une nouvelle formation pour conduire leurs engins et que le tonnage effectué était passé de 40 à 68 tonnes.
Mieux formés, avec plus de responsabilités, et des salaires à la baisse, les conducteurs de chariots ont refusé ce marché de dupes. Ils sont donc partis en grève, avec le soutien de l’ensemble de leurs camarades dockers, bloquant ainsi toute activité sur le port.
Ils ont raison. Et si cela provoque une gêne, ce sont les patrons acconiers qui portent l’entière responsabilité de cette situation.
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