Il n’a pas fallu plus de deux jours aux salariés du groupe Vindémia pour faire plier leur direction et obtenir gain de cause sur leurs revendications salariales.
Depuis le vendredi 22 juin, les rideaux des 20 magasins Score et Jumbo de l’île étaient baissés. Les salariés s’étaient mis en grève après que les négociations annuelles sur les salaires aient échoué. Tout le personnel des grandes surfaces mais aussi les salariés de Salaisons Bourbon, ceux de la centrale d’achat la Saprim et Sotransco, les autres filiales de Vindémia, ont cessé le travail pour revendiquer notamment 70 euros d’augmentation, l’ obtention des tickets repas, la prise en charge de la mutuelle ou encore l’ouverture des discussions sur le travail du dimanche. La direction du groupe qui, jusqu’à samedi après midi, ne voulait lâcher guère plus que 2,1 % d’augmentation de salaires a fini par céder 60 à 105 euros et une prime de froid pour les salariés travaillant par des températures comprises entre 3 et 10 °C.
En revanche, les salariés devront effectuer 36 heures de présence par semaine pauses comprises.
Avec 845 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2005, le plus gros réalisé à La Réunion, Vindémia qui appartient au groupe Casino avait largement les moyens de payer. Nul doute que pour les travailleurs de l’entreprise ce ne soit là que partie remise. Certains espèrent bien pouvoir à nouveau faire rouvrir ce gros tiroir-caisse pour le reste de leurs revendications.
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