Le 30 juillet une jeune femme a été assassinée par son ex-concubin à Petite-Ile. Depuis le début d’année quatre femmes ont trouvé la mort, victimes de violences conjugales. Et combien parmi celles qui échappent à la mort restent à jamais meurtries physiquement et psychologiquement ? Combien parmi elles souffrent en silence sans trouver la force et le courage de porter au grand jour leur calvaire ?
La Réunion bat un triste record national. L’indice des violences conjugales est de 15% dans le département contre 9% sur le plan national. C’est quotidiennement que les femmes sont violentées à la Réunion, et pas seulement au sein du foyer.
Ces violences, plus fréquentes dans les milieux populaires, sont favorisées par les conditions de vie difficiles. Le taux de chômage y est élevé surtout chez les femmes pour qui un travail salarié pourrait être une échappatoire. D’après les associations de lutte contre les violences faites aux femmes ou les services sociaux, de plus en plus de victimes finissent par se confier et se délivrer en partie de leur fardeau. Mais tous dénoncent le manque de moyens pour la prise en charge des victimes et de leurs familles.
Malgré de beaux discours, les violences faites aux femmes (et aussi aux enfants) ne sont pas une priorité. Ceux qui nous gouvernent préfèrent garnir les escarcelles des capitalistes plutôt que combattre les maux qui gangrènent notre société.
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