De Chateauvieux, patron du groupe Bourbon a accumulé son capital dans la production sucrière, puis dans l’import-export, l’immobilier, le remorquage maritime, l’offshore pétrolier. Tous ces secteurs ne lui suffisant pas, il a fini par placer ses millions dans l’assurance, plus précisément chez Axa, le premier assureur européen qu’il contrôle aujourd’hui à hauteur de 30% et dont il est devenu président du conseil de surveillance.
De Châteauvieux rejoint ainsi le club fermé de ceux qui mettent la planète en coupe réglée, déplaçant leurs capitaux à leur guise, vendant telle entreprise, achetant telle autre, licenciant au passage de nombreux travailleurs.
Certains, ici, se disent fiers de la réussite de ce grand bourgeois. Enfin, un Réunionnais dans leur cénacle fermé ! Mais de Châteauvieux n’a rien réussi. Il est simplement né avec une cuillère d’argent dans la bouche, rien d’autre.
Il est le dernier rejeton d’une lignée d’exploiteurs. Son ancêtre, fils d’un aristocrate déchu par la Révolution française, fut recruté en 1830 par la famille Desbassayns grande fortune de l’île. Un des premiers gestes du de Châteauvieux réunionnais, le plus prometteur sans doute pour l’avenir de sa fortune, fut d’épouser une des filles Desbassayns.
Les de Châteauvieux doivent donc leur réussite à l’esclavagisme, à l’engagisme, puis au salariat, bref à toutes les formes d’exploitation. Rien qui puisse rendre fier un travailleur réunionnais.
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