Le décret d’application sur la prime bagasse est paru samedi 31 octobre. C’est le premier décret, parmi de nombreux autres à venir, de la Lodéom (Loi pour le développement pour l’Outremer), toutes favorables au patronat.
La prime bagasse s’élève à treize euros. Dix euros sont d’ores et déjà acquis aux planteurs de cannes ; trois euros sont disputés entre les planteurs et les usiniers. Les premiers voudraient que cet argent leur revienne en totalité tandis que les seconds le réclament pour eux. C’est à croire que la filière canne se résumerait à eux seuls et que les ouvriers agricoles, ceux des usines sucrières, les techniciens agricoles, pour ne citer que ceux-là, n’existent pas.
De plus, la prime bagasse sera payée intégralement par le contribuable car son coût sera répercuté sur la facture d’électricité. Elle représenterait environ 24 millions d’euros par an. La société Adrien Béllier toucherait à elle seule au moins deux millions.
C’est beaucoup d’argent public qui tomberont dans les poches des capitalistes, en particulier des plus gros.
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