En voyage à Mayotte le 27 septembre, le secrétaire d’État à l’Outre-mer Yves Jégo a annoncé qu’un référendum sur la départementalisation de Mayotte aura lieu en mars 2009.
Pour l’heure on ignore à quelle question devront répondre les Mahorais et encore moins si Mayotte sera un jour département français. Cela n’a pas empêché Jégo de promettre un « nouvel avenir » et « le développement » qui bouleverseront la vie des Mahorais. Pour concrétiser cet avenir radieux il a cité le RMI. Les Mahorais ne peuvent-t-ils rien espérer de mieux que ce revenu de misère ? Et il n’est même pas dit que son montant serait égal tout de suite à celui qui est appliqué dans les autres départements français. Rappelons qu’ici à La Réunion il a fallu quatre ans pour que le RMI soit aligné sur celui de la Métropole et qu’il en a fallu cinquante pour l’alignement du Smic.
Mais d’ores et déjà, Jégo a prévenu les Mahorais qu’ils devront faire « face à des devoirs nouveaux », comme payer les impôts locaux qui n’existent pas actuellement à Mayotte.
Pour ce qui est des devoirs, on peut être certain que l’État mettra tout en oeuvre pour que les Mahorais s’en acquittent. Mais pour ce qui est des droits rien n’est moins sûr !
-