Lors des indépendances des pays colonisés par la France, octroyées ou arrachées par la lutte, de Gaulle avait décidé en 1959, en guise de mesure de rétorsion, de geler le montant des pensions des soldats coloniaux vivant hors de France et qui furent enrôlés dans l’armée française pendant la seconde guerre mondiale.
50 ans après, ces anciens soldats ne touchaient donc plus que 30 % de la pension perçue par leurs homologues français.
Chirac vient d’annoncer, pour des raisons électorales, que ces soldats des colonies percevraient dorénavant la même pension que les Français. En réalité seule une partie des pensions est revalorisée et représente 450 euros par an. Les autres pensions de retraite et de reversion, elles, ne sont pas revalorisées.
Alors, ce geste tardif et mesquin, puisqu’entre temps deux-tiers des ces anciens soldats sont morts, souligne plus qu’il ne corrige le profond mépris dans lequel la bourgeoisie française et les hommes politiques à son service tiennent ceux qui se sont fait massacrer pour défendre ses intérêts aux quatre coins du monde.
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