En 1980, la rémunération des présidents et équipes dirigeantes des sociétés du CAC 40 (cotées en bourse) équivalait à 20 SMIC. En 2002, elle équivalait à 554 SMIC ! Quelques exemples de la « modicité » des salaires patronaux : Jean-Marie Messier du temps où il était patron de Vivendi touchait 5,72 millions d’euros par an. Seillière, le président du Médef qui pleure aujourd’hui sur les patrons victimes d’attaques injustes au sujet de leurs revenus excessifs, a lui gagné 1,7 millions d’euros en tant que président de De Wendel Investissement. Et il est actionnaire de bien d’autres entreprises !
Alors, pendant que la classe ouvrière voit son pouvoir d’achat fondre tous les jours un peu plus, les capitalistes augmentent sans cesse leur richesse. Le bonheur des patrons fait le malheur des travailleurs. A quand l’inverse ?
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