Les contribuables ont dû s’acquitter au mois d’octobre et au mois de novembre de leurs taxes foncières et de leurs taxes d’habitation. Ces impôts locaux ont fortement progressé dans plusieurs communes. La palme revient à la commune de Saint-Louis où l’impôt foncier a augmenté de 46,14% par rapport à 2009 ; la seule part communale étant passée de 39,74% à 57,36%.
Les municipalités, pour faire face à la baisse continue des subventions de l’Etat, augmentent la part des impôts qui leur revient, présentant ce choix comme le seul possible. Il y en a tout de même un autre, qui consisterait à se retourner contre l’État responsable des coupes drastiques dans les budgets communaux.
Pour cela, il faudrait que les maires mobilisent les habitants de leurs communes et votent des budgets en déficit, comme cela se fait parfois.
Mais quand ils ne sont pas eux-mêmes complices, les maires n’ont pas le courage de s’attaquer aux autorités et encore moins au patronat.
C’est tellement plus simple de tondre les contribuables, notamment ceux des classes populaires.
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