La campagne sucrière a démarré en ce mois de juillet et elle durera jusqu’en décembre. Comme à chaque fois les planteurs de cannes se plaignent de la rareté de la main-d’œuvre, c’est-à-dire du manque de coupeurs, mais au final ils trouvent toujours les ouvriers saisonniers dont ils ont besoin, sans grande difficulté. En revanche, les coupeurs éprouvent eux bien des difficultés à être payés à un tarif raisonnable et surtout à être déclarés. En effet, les coupeurs touchent entre 12 et 15 euros par tonne de cannes coupées, soit 60 à 75 euros par jour. Et dans cette profession on estime à 90 % le taux de ceux travaillant au noir !
Les autorités ont beau déclarer qu’elles veulent lutter contre la main d’œuvre dite illégale, les contrôles sur les exploitations sont rares et les contrôles administratifs quasi inexistants.
Cette situation arrange bien sûr les agriculteurs qui continuent ainsi de profiter d’une main d’œuvre à bon marché. Par contre, les coupeurs sont eux de plus en plus pistés, au prétexte que certains d’entre eux toucheraient le RSA.
Les ouvriers agricoles saisonniers, pas reconnus en tant que tels, ne refuseraient évidemment pas un travail déclaré. Mais pour obtenir cela encore faudrait-il contraindre les employeurs !
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