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Le mensuel de La Réunion
Île de la Réunion
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LA CRISE DU CAPITALISME À L’ORIGINE DU SURENDETTEMENT DES COLLECTIVITÉS

Beaucoup de communes, attirées par des taux d’intérêt proposés par la banque Dexia, qui apparaissaient particulièrement bas, ont contracté auprès de cette dernière des prêts qui se sont avérés toxiques puisqu’ils avoisinent aujourd’hui des taux pouvant atteindre 25%.

Les escroqueries de Dexia n’ont pas empêché la banque d’être en difficulté au point de devoir être sauvée une première fois de la faillite par les Etats français et belge en 2008, et d’être dépecée aujourd’hui.

En revanche les communes n’ont eu aucune aide. Elles sont au contraire contraintes de rembourser ces prêts sans possibilité de rachat au risque de se retrouver en cessation de paiement.

C’est le cas d’une dizaine de collectivités de la Réunion qui aujourd’hui se retrouvent tellement endettées que pour équilibrer leur budget elles augmentent fortement les impôts locaux, c’est-à-dire s’en prennent au niveau de vie des habitants, sous peine de passer sous tutelle de l’Etat.

Les travailleurs n’ont pas à payer pour les banques. Ce ne sont pas les mairies qu’il faudrait mettre sous tutelle mais les banquiers. Si les banques sont nécessaires à la bonne marche de l’économie, alors qu’elles soient alors mises sous le contrôle de la population !


 

 
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