Suite à l’annonce faite par le gouvernement à propos du RSA, Nassimah Dindar a déclaré que « cette mesure est techniquement irréalisable, financièrement insoutenable et moralement répréhensible. »
Serait-elle soudain devenue une adversaire de la politique gouvernementale ? Pas du tout, mais en tant que présidente du Conseil général, elle doit se débattre avec des budgets mis à mal par ses propres amis. Par exemple, l’an passé, le déficit du Conseil général s’est creusé de 300 millions d’euros avec la gestion du RSA dont l’État s’est déchargé sur le département, sans lui reverser le budget correspondant.
Mais quand Nassimah Dindar rajoute : « mon devoir de Présidente de Conseil général est de jouer pleinement mon rôle de bouclier social, de dénoncer ce genre de dispositif et de refuser de prendre part à toute expérimentation. », on ne peut s’empêcher de penser qu’elle a la mémoire bien courte, elle qui porte, avec ceux de son équipe, la responsabilité du licenciement de 1200 salariées de l’Arast en 2009, dont plusieurs centaines n’ont toujours pas retrouvé de travail et n’ont toujours pas reçu leurs indemnités de licenciement fin 2011.
Peut-être certaines d’entre elles sont-elles d’ailleurs réduites aujourd’hui à survivre avec le RSA ?
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