Menacée d’expulsion par un arrêté préfectoral, la famille NOURDINE (un couple et deux enfants) d’origine comorienne, a obtenu un sursis le 23 janvier et peut donc rester encore à La Réunion.
Depuis dimanche 20 janvier, puis le lendemain et le surlendemain plusieurs dizaines de personnes se sont mobilisées pour dénoncer la décision d’expulsion de la Préfecture en demandant le maintien de cette famille dans l’île et la régularisation de leur situation.
Les NOURDINE vivent à La Réunion depuis plusieurs années déjà. Les parents travaillent et les enfants sont scolarisés.
Seulement voilà, la préfecture de La Réunion a trouvé que monsieur et madame NOURDINE ne remplissaient pas les conditions du « code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ».
Pourtant, ils y étaient venus grâce à un titre de séjour en bonne et due forme délivré par la préfecture de Mayotte et valable jusqu’en 2013.
Mais, malheureusement, comme pour d’autres choses, Mayotte n’est française que si ça arrange l’État français. Certaines lois en vigueur en France, comme le droit des étrangers, ne sont pas applicables sur cette île. Des vestiges du passé colonial !
Le comble, c’est que cette famille avait été montrée comme un modèle d’intégration à Fadéla AMARA, la secrétaire d’état à la ville, lors de sa venue à La Réunion le 19 octobre dernier !
Finalement devant l’ampleur des soutiens et de l’écho médiatique le préfet a décidé d’accorder à titre exceptionnel un titre de séjour à Faouzia et Rachad Nourdine.
La mobilisation n’a évidemment pas été étrangère à cette décision.
Nous publions ci-après le communiqué concernant cette affaire que notre organisation a envoyé à la presse le 21 janvier :
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