L’abattoir Grand Matin situé à Grand Ilet sur la commune de Salazie risque de fermer d’ici deux ans. Le groupe Urcoopa (Union des coopératives agricoles de la Réunion) qui en est propriétaire aurait décidé la fermeture au profit d’une structure plus importante dans le sud.
Le sort des 47 salariés de l’entreprise, ainsi que celui de leur famille, est donc suspendu à la décision du groupe qui dit vouloir reclasser la plupart des employés mais dans le sud de l’île. Cette solution est inacceptable pour les salariés et leur famille car presque tous vivent dans le cirque ou habitent à Saint-André. Mais s’ils la refusent ce serait le licenciement à coup sûr.
C’est une situation que ne risque pas de connaître l’ancien patron de l’abattoir qui, après avoir cédé la majorité des parts de son entreprise à l’Urcoopa en 2001, a tiré son épingle du jeu en développant son activité d’élevage sur Grand Ilet. Ce qui n’est à la portée ni des ouvriers de l’abattoir ni à celle de certains éleveurs de volailles qui ont cessé tout ou partie de leur activité, étranglés par les banques et les fournisseurs d’aliments de bétails dont l’Urcoopa.
En 2001, L’Urcoopa avait déclaré faire « l’acquisition de l’abattoir de volailles de Grand Ilet pour maintenir une activité agro-industrielle dans les hauts ». Aujourd’hui on voit le résultat !
Le seul objectif de ce groupe qui compte pas moins d’une quarantaine d’entreprises dont l’abattoir Crête d’Or, la Cilam, la Cane, les Eaux de Basse Vallée (qui commercialise la marque « Australine ») est le maintien des ses profits, et qu’importe pour lui s’il le fait au détriment des conditions de travail et de l’emploi des salariés.
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