photo site national ligne
hebdomadaire ligne
mensuel ligne
audio-LO ligne
U.C.I. ligne
la fête ligne
enveloppe
Le mensuel de La Réunion
Île de la Réunion
imprimante
La lettre de Guy Môquet, une leçon, mais laquelle ?

Le 29 octobre dans tous les lycées et collèges de l’île, à la demande de Sarkozy, la lettre de Guy Môquet a été lue.

Certains enseignants n’ont pas voulu, à juste titre, se faire utiliser par Sarkozy dans sa campagne de séduction tout azimut, d’autant que son gouvernement ne se prive pas de s’attaquer à eux et à l’Education nationale. Il n’empêche qu’à cette occasion des élèves ont pu découvrir qui était Guy Môquet.

Guy Môquet avait 17 ans lorsqu’il fut fusillé, avec 26 de ses camarades, tous militants communistes comme lui. Il avait été arrêté, un an plus tôt, en octobre 1940 par des policiers français aux ordres d’un gouvernement français, celui de Vichy, en application d’un décret-loi qui avait été adopté en septembre 1939 par un gouvernement lui aussi français, celui de Daladier, qui interdisait toute propagande communiste. Cette décision s’était traduite par l’arrestation et l’emprisonnement de nombreux militants. C’est parce qu’il était communiste que Guy Môquet fut arrêté, puis fusillé.

Incontestablement, il peut servir d’exemple pour la jeunesse d’aujourd’hui, mais pas à la manière dont l’espèrent Sarkozy et son ministre de l’Éducation nationale, Darcos.

Il a été un parmi ces jeunes qui, quoi qu’on puisse penser de la politique du Parti Communiste Français dans ces années-là, aux côtés de générations plus anciennes, refusaient de courber la tête devant l’ordre établi, n’acceptaient pas de subir un système économique fondé sur l’exploitation de l’homme par l’homme, et avaient choisi d’agir, de s’organiser pour le combattre, le renverser pour mettre en place une autre société. Ce n’est évidemment pas cela que Sarkozy et nombre de politiciens d’aujourd’hui souhaitent mettre en valeur, car le système contre lequel se rebellaient Guy Môquet et ses camarades règne encore. Il justifie les mêmes révoltes, les mêmes combats que ceux qui furent à l’origine de son engagement. Voilà ce que l’on peut dire aux jeunes et aux moins jeunes en 2007.


 

 
Adresser toute correspondance à Lutte Ouvrière - BP233 - 75865 Paris Cedex 18
Lutte Ouvrière c/o Editions d'Avron, 6 rue Florian, 93500 Pantin - Tel : 01 48 10 86 20 - enveloppe - enveloppe