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Le mensuel de La Réunion
Île de la Réunion
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La route du littoral, les patrons aussi doivent payer.

La route du littoral a malheureusement encore fait des victimes suite à un énorme éboulis. Depuis sa mise en service dans les années 60, et même si la Région et l’État ont depuis apporté des améliorations, cette route a connu de nombreux accidents, dont certains mortels.

Bien des demandes ont été faites à l’État pour trouver une solution plus sécurisée, afin de relier le nord et l’ouest de l’île. Pour l’heure, non seulement les moyens nécessaires n’ont pas été dégagés, mais surtout l’État espère redonner la gestion de cette route à la Région au 1er janvier 2007 comme le prévoit la loi de décentralisation votée en 2003.

La Région insiste, elle, sur le fait que cette route n’est pas de sa compétence même si elle a participé au financement des filets qui sécurisent la falaise. Elle ne veut donc pas, et on la comprend, avoir à supporter le désengagement de l’État pour un entretien et des travaux qui coûtent très chers.

Cependant Vergès avait fait la promesse en 1998 pendant la campagne des Régionales, de régler très rapidement le problème de la route du littoral s’il devenait président de la Région. Mais huit ans après la situation restant inchangée, sa promesse passe pour un gros mensonge.

De son côté, la droite, surtout en la personne de Virapoullé, a profité de cette occasion pour déverser sa bile sur Vergès. Mais qu’a fait Virapoullé pour exiger que les différents gouvernements qu’il a soutenus assument leurs responsabilités au sujet de la route du littoral ? Et surtout, Virapoullé est bien mal placé pour donner des leçons aux autres, lui qui est incapable d’entretenir les routes de sa commune qu’il gère depuis plus de 30 ans ; lui qui est incapable de combler les nids de poule qui apparaissent à la moindre averse, notamment dans les quartiers populaires !

Chaque jour, des dizaines de milliers de travailleurs sont obligés d’emprunter cette route, plusieurs fois dans la journée, dans le cadre de leur travail.

S’il est urgent donc, que les pouvoirs publics trouvent une solution, il serait juste aussi de demander aux patrons de mettre la main à la poche afin de participer au financement d’une route mieux sécurisée. Car, c’est également pour eux que des travailleurs l’utilisent quotidiennement.


 

 
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