Le vendredi 19 octobre fut la journée du refus de la misère. A cette occasion des propositions ont fleuri de toute part, sans qu’aucune d’entre elles ne remette véritablement en cause le système capitaliste pourtant seul responsable e la misère justement.
Dans le monde, plus de 1,4 milliards de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et environ 800 millions souffrent de malnutrition. Les plus concernés sont ceux qui habitent les pays du Sud qui paradoxalement détiennent des richesses énormes tel que le pétrole, l’or et des minerais divers.
Mais même dans un pays riche comme les Etats-Unis, plus de 33 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, 43 millions n’ont pas de couverture de maladie et un nombre très élevé de travailleurs sont en situation d’emploi précaire.
En France, la situation tend à empirer. C’est ainsi que les travailleurs devront cotiser plus longtemps pour s’assurer d’une retraite. Ceux qui sont sans emploi verront diminuer leur ASS. Et pour bénéficier d’une indemnité des ASSEDIC ils devront avoir travaillé plus de 6 mois. A cela s’ajoute une diminution des indemnités pour les ayants droits à partir du 1er janvier 2004. Quant au chômage, il ne recule pas bien au contraire et les emplois créés sont de plus en plus des emplois précaires.
Pendant ce temps, les patrons réalisent des profits colossaux. La part du revenu national revenant au monde du travail qui était de 70 % dans les années 80 est tombée à 60 %. En 20 ans, le patronat a donc récupéré 10 % de la richesse produite, au détriment des travailleurs. Ce qui se traduit concrètement par la suppression de milliers d’emplois et par l’augmentation de la misère.
À la Réunion, la situation est également tout autant difficile. Le nombre de chômeurs avoisine les 100 000 et celui des érémistes a encore augmenté. Le nombre d’emplois aidés tend à se développer avec les exonérations de charges sociales patronales. Et ce sont ces exonérations qui sont en grande partie responsables du trou de la Sécurité Sociale.
Un reportage d’Antenne Réunion montrait que les sans logis sont pour la plupart d’anciens travailleurs qui ont été licenciés ; des travailleurs à qui des patrons ont supprimé leur emploi et qui doivent vivre aujourd’hui sans toit et sans manger à leur faim.
Et puis n’est pas inadmissible aussi de travailler pour un salaire de misère, de devoir se satisfaire d’emplois précaires tel que les CES, CEC, RMA ? N’est-il pas intolérable de ne pas avoir les moyens nécessaires pour vivre correctement dans un monde qui regorge de richesses ?
Le refus de la misère passe par la lutte contre l’exploitation des travailleurs, contre le système capitaliste qui engendre l’inégalité et l’oppression. Cette société doit être changée. Le capitalisme ne peut être l’avenir du monde. Sur ses ruines doit être bâtie une autre société, respectueuse des individus qui la composent, de leur vie et de leurs besoins : une société communiste.
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