En Inde, le laboratoire Novartis tente de faire reconnaître un brevet sur un médicament contre la leucémie, qui n’est nullement un nouveau médicament mais une légère modification d’un produit existant. La justice indienne, de son côté, essaie d’interdire cette entourloupe, qui aurait pour conséquence, si le brevet était obtenu, d’empêcher la production de génériques.
Le traitement coûterait alors 2 500 euros par mois, au lieu de 100 à 150 euros. À la clé, donc, des milliards qui iraient dans la poche des actionnaires de Novartis.
Dans un pays ravagé par la misère, il faut un cynisme sans bornes pour oser entamer de telles procédures. Mais du cynisme, les trusts capitalistes en ont des réserves inépuisables.
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