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Le mensuel de La Réunion
Île de la Réunion
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Les antillais ont dit non à l’assemblée unique.

Appelés à se prononcer le 7 décembre 2003 sur l’assemblée unique, les Antillais ont voté majoritairement pour le « non »à 71,48% en Guadeloupe et à 50,48% en Martinique.

Nous publions ici des extraits de « Combat Ouvrier » daté du 20 décembre 2003, journal de l’organisation trotskyste du même nom qui milite aux Antilles :

[...] Sur les deux îles Guadeloupe et Martinique, la majorité des électeurs qui ont voté « non » est constitué de gens pauvres, de travailleurs. Ils ont refusé de donner leur caution à une opération lancée par des politiciens de droite (Michaux-Chevry, P.Petit) et politiciens indépendantistes (Marie Jeanne), auxquels s’étaient ralliés partis et groupements de gauche, partis socialistes de Martinique, diverses fractions socialistes de Guadeloupe, partis communistes (PCM et PCG), UPLG, Mouvement Guadeloupéen (indépendantistes). La ministre des DOM (avec le président derrière) jouait aussi son rôle dans l’opération. [...]

Ce projet dit d’assemblée unique, était mené tambour battant, sans clarté, avec de larges zones d’ombre, avec des aspects importants qui devaient être décidés après le vote et ailleurs ! Tout cela a rendu méfiantes les larges couches de la population. [...] L’ampleur du « non » ne laisse guère place à l’ambiguïté, il s’agit bel et bien d’un refus populaire catégorique d’une opération plébiscitaire des élus politiques. [...]

Le non massif expose donc crûment la méfiance et le mécontentement de la population envers les élus de tous bords. C’est une gifle aux politiciens locaux et une condamnation de toute la politique que mène le gouvernement contre les travailleurs, sur les retraites, les chômeurs, contre les rmistes, etc.[...]

La population, et principalement les couches pauvres et laborieuses, ont fait la démonstration aux politiciens de tout bord qu’elle est capable de peser sur les événements. Elle jouera un rôle encore plus déterminant lorsque cette influence ne se limitera pas aux urnes mais se fera aussi sentir dans la rue et dans les entreprises !


 

 
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